Sunday, March 19, 2006

BENIN:Entre le respect de la constitution et les difficultes d' organiser les prochaines elections presidentielles.

Le mandat constitutionnel du president M. KEREKOU expire en mars 2006 date à laquelle devraient être organisées les élections d'un nouveau président. Mais l'organisation de ces élections exige la mobilisation d'énormes moyens financiers plus précisément 19 millards de FCFA,budget prévu par la CENA entendez par là la commission electorale nationale. Les appels de fonds en direction des bailleurs n'ont donné que 60 millions en provenance des Pays Bas.Or les législatives ainsi que les locales prévues respectivement en 2007 et 2008 exigeront la mobilisation des mêmes moyens financiers.Devant ces difficultés des voix s'élèvent pour le couplage des trois élections présidentielles, législatives ainsi que les locales pour 2008. Cette position ardemment défendue par les partisans du président caméléon a été soutenue le 30 décembre 2005 par les enseignants pour qui le couplage permettra au gouvernement d'économiser de l'argent en vue de la satisfaction de leurs revendications salariales.Pour l'heure le président caméléon qui s'est depuis enfermé dans un mutisme total a décidé le déblocage des fonds nécessaires à l'organisation des élections de mars 2006 pour couper court aux rumeurs faisant état de sa volonté de rester au pouvoir si jamais les élections ne sont pas organisées dans les délais constitutionnels et se voir confirmé dans le fauteuil présidentiel encore pour deux ans.Les semaines à venir vont nous éclairer sur les intentions réelles des uns et des autres. Attendons de voir.
Roland
12 janvier 2006

Saturday, October 08, 2005

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LE TOGO ENTRE DANS L ' HISTOIRE


En conservant la première place du Groupe 1 de la Zone africaine, le Togo s’est qualifié pour la Coupe du Monde de la FIFA, Allemagne 2006. Une première dans l’histoire sportive de ce pays.
Tout un peuple en rêvait, ses joueurs en étaient convaincus, le Togo n’a pas manqué son dernier rendez-vous des éliminatoires de la Coupe du Monde de la FIFA 2006. En allant s’imposer 3-2 au Congo, les coéquipiers d’Emmanuel Sheyi Adebayor ont conservé leurs deux points d’avance sur le Sénégal.
Pourtant les Lions de la Teranga avaient fait le nécessaire en infligeant à Dakar une sévère défaite au Mali (3-0). Mais ce succès ne suffira pas face à la volonté togolaise.
Menés deux fois au score, les Eperviers ont à chaque fois réussi à réagir pour revenir au score puis prendre l’avantage dans les dernières minutes. Héros de l’après-midi, le pensionnaire du FC Sochaux Kader Touré a réalisé le doublé salvateur (2-2, 62’ et 3-2, 70’) alors que le Congolais Gildas N’Go avait inscrit contre son camp la première égalisation (1-1, 35’).
Au même titre que le Ghana, la Côte d’Ivoire et l’Angola, le Togo disputera l’an prochain en Allemagne sa première Coupe du Monde de la FIFA.

8 octobre 2005 par FIFAworldcup.com
Photo AFP

Monday, September 26, 2005

Reportage de France 2 sur les Eperviers et Adebayor

cliquez sur le lien ci -dessous pour voir ce reportage de STADE2 sur la chaine francaise FRANCE 2
http://sport.france2.fr/stade2/index-fr.php?date=2005/09/11&id_article=66

Togo: de 4 à 500 morts lors des violences de la présidentielle

Les violences qui ont accompagné l'élection présidentielle d'avril dernier au Togo ont fait "entre 400 et 500 morts", selon un rapport publié lundi par les Nations unies, qui attribue "la responsabilité principale" de ces violences au pouvoir en place.
La "mission d'établissement des faits" nommée par le Haut commissariat des Nations unies aux droits de l'Homme a indiqué avoir mis au jour "le caractère massif et la gravité des actes de violation des droits de l'Homme attestées par le nombre élevé des victimes (entre 400 et 500 morts et des milliers de blessés)".
Aucun bilan officiel n'a été publié par le pouvoir togolais, qui a nommé une commission d'enquête nationale chargée de remettre un rapport sur les événements du printemps dernier. Les estimations varient de 58 morts, selon une association proche du pouvoir, à 811 selon l'opposition. Le rapport de l'Onu note "l'ampleur des disparitions, l'utilisation à grande échelle de la torture et des traitements inhumains et dégradants, les destructions systématiques et organisées des biens et des propriétés".
La mission s'est rendue sur place en juin pour enquêter sur les violences qui se sont déroulées entre le 5 février, date du décès de l'ancien président Gnassigbé Eyadéma, et le 5 mai, après l'élection de son fils Faure Gnassingbé lors du scrutin contesté du 24 avril. La proclamation des résultats avait entraîné des violences, notamment dans la capitale Lomé.
La mission conduite par Doudou Diène, rapporteur spécial de l'Onu sur le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l'intolérance, souligne "la responsabilité principale de la violence politique et des violations des droits de l'Homme de l'ensemble de l'appareil répressif et sécuritaire de l'Etat (police, gendarmerie, forces armées tous corps confondus)". Ces organes ont agi "en coordination avec des partisans organisés du pouvoir politique", souligne le rapport, qui dénonce "le principe de l'impunité" érigé par le pouvoir.
"La mission a reçu des informations concordantes permettant de confirmer l'existence d'une réelle stratégie de répression" et les forces de l'ordre "ont souvent fait un usage excessif de leurs armes", selon le rapport. Ainsi, "2.500 soldats habillés en civil et armés de coupes-coupes, machettes et gourdins cloutés" auraient prêté main forte aux militants du parti au pouvoir pour réprimer les manifestations de l'opposition. La mission dénonce cependant "le rôle important des militants des partis d'opposition tant dans la montée de la tension" que dans des "actes graves de violence ayant entraîné de nombreuses victimes". Les dirigeants de l'opposition ont péché par "manque d'encadrement de leurs militants".
A propos de l'élection présidentielle, le rapport estime qu'elle a donné lieu à "un bricolage constitutionnel". Le document déplore aussi "la culture de violence", "fondement de la pérennité du pouvoir du président Gnassigbé Eyadéma", et "l'instrumentalisation politique du facteur ethnique et xénophobe". Les violences ont ainsi pris pour cible des ressortissants maliens, dont huit ont été tués, et nigériens (quatre morts).
Les Français ont quant à eux "revécu le syndrome ivoirien", note le rapport, soulignant que "les déclarations d'amitié du président français" Jacques Chirac au défunt président togolais "et l'appui de la France au processus électoral ont été politiquement interprétés comme la confirmation du soutien de la France au pouvoir togolais". Afin de sortir de l'actuelle "impasse politique totale" à Lomé, le rapport suggère une politique de réconciliation nationale fondée sur la vérité et la justice. Or, la Commission nationale d'enquête créée par le nouveau président "ne bénéficie pas de la crédibilité nécessaire", selon le rapport.
La mission réclame le démantèlement de toutes les milices, une "réforme démocratique en profondeur de l'armée" et "la réouverture de négociations avec toutes les composantes de l'opposition" pour la mise sur pied d'un "gouvernement d'union nationale représentatif", avec le soutien des Nations unies.


AFP

Ci dessous le lien pour lire le texte integral du rapport.

http://www.ohchr.org/english/docs/Togomission_Fr.pdf

Saturday, September 24, 2005

Le match congo-togo ramene au 8 octobre

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Wednesday, September 21, 2005

DOSSIER ADJOH-CEUB:Adjoh revient a la charge

Adjoh reagit au texte de Sanny Akobi dans cette reaction publiee le 30 Aout sur diastode.org.


RÉACTION À L'ARTICLE "PERSONNE NE RÉUSSIRA DE NOTRE VIVANT À SALIR LA MEMOIRE DU CEUB"

«Le bon sens est la chose du monde la mieux partagée» dit le philosophe René Descartes dans Discours de la méthode. Puisque le bon sens est aussi l'art de répondre aux préoccupations et aux soucis d'autrui, je veux bien soulager mes ex camarades de lutte du CEUB. Je vais partir de quelques réalités incontournables et incontestables pour fonder mes propos. Ainsi, je citerai certains grands teneurs de plumes dont je partage les points de vue.
Dans son livre Les combustibles, Amélie Nothomb dit: «Un livre, c'est un détonateur qui sert à faire réagir les gens». Mes propos du 25 juillet 2005 ont bien confirmés la pensée d'Amélie Nothomb. Témoin, le long discours collégial (…) très riche en anachronisme, en contradiction aussi bien qu'en incohérence; rédigé par mes chers amis du Canada. Mes propos ont été vraiment un détonateur. Monsieur Sanny A. Akobi écrit (puisqu'il est le signataire de l'acte collégial): «Pour une fois que nous sommes tenus d'intervenir…», pour justifier qu'il n'épilogue presque pas; du moins sur ce site. Ce qui est vrai parce que j'ai nullement réussi à retrouver ses articles. J'ai compris que la détonation de mes propos était si forte, qu'elle a réussi à réveiller un certain vieux loup Sanny Akobi qui depuis des années (trois au moins) hibernait dans sa tanière canadienne. (…)
(…) Au lieu de raisonner, Monsieur Akobi a fait une narration de leur vie dépourvue de toute véracité. De toute façon, les contradictions sont énormes. Tout lecteur peut sans beaucoup d'effort découvrir que le souci de camoufler les réalités a engendré ces contradictions soigneusement glissées dans leur texte. Tantôt, mes chers amis me traitent d'inconnu dans le CEUB, tantôt ils me traitent d'improviser, tantôt de faiseur de coup d'état du CEUB… «Inconnu… faiseur de coup d'Etat… improviser…» tous ces qualificatifs devraient à mon avis renvoyé à un personnage redoutable.
Les faits réels et incontestables, c'est que nous avions œuvrés tous ensemble dans le CEUB. Sont membres de ce conseil, les délégués généraux et leurs suppléants. J'étais bien sûr le suppléant de Lamboni L. Charles, donc membre du CEUB. L'histoire l'a déjà enregistré dans ses pages. Une question reste posée qui est de savoir si je n'étais pas connu du CEUB, comment aurais-je participé au coup d'Etat faisant allusion au bureau de Monsieur Abente, dont j'étais le secrétaire général démissionnaire quelques heures plus tard. Un autre fait réel, c'est bien les rapports de nos réunions que j'avais rédigés avec tacts et abnégation, dont vous vous servez aujourd'hui comme preuve dans vos demandent d'asile.
S'il faut relever toutes vos contradictions, je ne finirai pas car je voudrais bien consacrer mon temps à d'autres choses. Mais je tiens à préciser qu'au début de vos propos vous voudrez jouer aux sages, mais toute suite on se rend compte que cette sagesse n'existe pas vraiment. Vous disiez «qu'aucune œuvre n'est parfaite». Quand on sait qu'aucune œuvre n'est parfaite, logiquement et honnêtement on accepte les remarques et surtout les critiques que les autres font sur l'imperfection de ses œuvres. Accepter qu'aucune œuvre n'est parfaite, et refuser les critiques et les remarques, laisse à croire à une hypocrisie nourrie la malhonnêteté.
En tout cas, une autre chose reste vraie, c'est que Adjoh-Komlan A. Norbert n'a jamais mis pied à Lomé II et n'a jamais pris l'argent à Lomé II, tel que l'avaient fait les autres Délégués du CEUB en 1999, pourtant à l'époque plus mordants que lui. Quand on aime de l'argent, on cherche en avoir d'avantage par des voies faciles. Et au Togo, la voie plus facile c'est bien celle qui cogne aux portes de Lomé II.
Vous aviez connu la prison pour quarte jours. Ça vaut le coup, souffrez que je vous le dise. Dans le RPT, c'est de cette manière que ça fonctionne. Si vous vous rebellez après avoir pris de leur argent, ils vous le font vomir. Chers amis, vous aviez vomis les 200.000 fcfa que chaque délégué avait eus. Pourquoi n'aviez-vous pas eu le courage en ce temps là de dévoiler pendant les AG, que vous aviez pris une bagatelle d'argent de 200.000Fcfa chacun en échange du calme et de la cessation des grèves sur le campus? J'avais pourtant réagi, quand vous étiez en prison en cherchant un avocat pour s'occuper de votre dossier. Je prends Maître Ajavon Zeus Atta-Mensah, enseignant à la Faculté de droi tà l'époque pour témoin. C'était lui qui m'avait conseillé l'avocat à consulter. Je note que cet argent, Lamboni ne l'avait pas eu puisqu'il n'était pas à Lomé II. Pourtant il avait gémi sous les verrous avec vous. Mais j'ignore s'il avait eu sa part de gâteau plus tard. Par ailleurs, Lamboni Lorimpo Charles dément mon propos selon lequel j'avais demandé son assistance dans un bureau de vote. Pour se défendre, il évoque un argument simpliste qui expose son ignorance des principes de la CDPA. En effet, en 1998 dans le grand souci de gagner les élections, les délégués de la CDPA aussi bien que ceux de l'UFC devaient travailler sans distinction de parti. Si un poste de délégué de bureau de vote d'un des deux partis est vacant, l'autre parti pourrait se recourir à la main-d'œuvre auprès du parti qui avait un excédent. C'était un accord qui avait coûté de l'argent inutilement à la CDPA, puisque nous nous sommes abondamment servi des jeunes de l'UFC. Moi j'avais recruté beaucoup de ces jeunes qui n'avaient même pas voté pour nous. Toutefois, ces jeunes qui nous avaient plus ou moins servi avaient mieux compris l'idéologie de la CDPA selon laquelle: «démocratie d'abord et multipartisme ensuite».
Vous écrivez qu'en 1999, le CEUB avait atteint son apogée sous la houlette de Lawson-Hellu Alphonse. Je comprends maintenant pourquoi juste après Lawson, le CEUB n'avait plus jamais retrouvé sa puissance et sa notoriété. C'est parce que lorsqu'une puissance atteint son apogée, elle chute. Voila le CEUB a chuté sous Lamboni. Vous dites d'autre part que vous partiez en 2001 et que M Lamboni n'était pas encore élu président du CEUB. Dites exactement la période dans laquelle ce dernier était hissé à la tête du CEUB. Ces propos ne sont qu'une incohérence anachronique. Veuillez chers amis, contacter Narcisse Dourma et il vous rafraîchira la mémoire sur la date de son élection et la période du règne de notre seigneur LL Le bon C. En revanche, vous auriez pu me dire que vous étiez parti lorsque suite à notre lutte, rien n'allait plus. Si tout allait bien comme vous le dites, pourquoi vous étiez partis. Nul n'ignore qu'au Togo rien n'a jamais bien été.
En plus, M Sanny Akobi évoque que la campagne de sensibilisation dans les secondaires avait été menée sans moi. Je vous l'avais dit lors d'une de nos réunions, et après avoir pris part à deux de ces campagnes, en l'occurrence celles du lycée technique d'Adjidogomé et du CEG d'Adjidogomé, qu'il fallait mettre fin à cette campagne. La raison suffisante et juridique que j'avais évoquée était relative aux accords internationaux et certains textes de l'ONU selon lesquels «l'école doit resté hors de toutes entreprises politiques». Ceci est justifié par le fait que les écoliers sont des mineurs. Tenez-vous bien, qu'à chaque fois qu'un problème de droit se posait, vous nous avez contactés dans nos réunions pour dire le droit. M Lamboni et moi, délégué de la fac de droit, n'hésitons absolument pas de jouer aux exégèses. D'ailleurs, les RPT avaient des piètres de juristes, sinon c'était «l'intoxication des mineurs adolescents» qui devraient être retenu contre vous lors de votre procès. Dans ce cas, une violation des textes nationaux et internationaux serait évidente.
Chers amis, nous avions mené une lutte, certes. Suite à cette lutte, chacun avait un danger qui pesait sur sa tête, c'est évident. Le responsable politique qui vous avait dit que «aucune lutte n'est possible à partir de la tombe», avait raison. Parce que resté au pays, rares seraient encore vivant parmi nous. C'est une évidence et je ne le mets pas en cause. Je peux même vous rappeler que nous avions été objet menace ouverte de la part du Ministre Koffi Sama, Ministre de l'éducation d'alors. Ce dernier nous disait dans sa salle de réunion du ministère que: «Vous êtes semblable à un grain de sable à la plage ou encore à une goutte d'eaux dans la mer, si vous tombez, la vie continue normalement son cours sans vous. Certains jeunes ont commencé bien avant vous, où sont-ils aujourd'hui, oubliés et nul ne parle plus d'eux» Les menaces étaient évidentes et le danger était présent. Toutefois, je voudrais vous faire comprendre les premières motivations qui vous avaient soudainement propulsé dans ce périple.
Vous n'êtes pas les pères du système de lutte d'intérêt. Nombre de nos aînés ont fait pareil. Je cite nommément le grand diplomate Edem Kodjo, doublement premier Ministre. Le 12 octobre 1992, quand il fît mourir le Togo dans une grève générale sans précédent, tous les dimanches soir il montait au créneau pour décréter la continuation de la grève. Dans les foyers, pères mères et enfants attendaient impatiemment devant leurs petits écrans l'apparition de Edem Kodjo Edouard pour pousser des cris de victoire. Seulement, deux ans plus tard après les législatives de 1994, il fît une coalition avec le RPT pour se faire nommer inconstitutionnellement Premier Ministre au détriment de Yawovi Agboyibor. Je varie les exemples sans commentaire en citant: le Ministre des Affaires étrangères Zarifou Ayéva, le PM de la transition Joseph Kokou Koffigoh, l'ex Ministre de la Jeunesse Freitas, le syndicaliste et ex Ministre Kokou Tozoun, et l'ex Préfet Oladokoun, pour ne citer que ceux-la dans une méga d'exemples. Je ne passerai pas sous silence la nouvelle génération des traites dont l'un est des nôtres du CEUB. Je fais allusion au Délégué Gilbert Atsou, aujourd'hui secrétaire d'Etat auprès du Ministre de la jeunesse. J'ajoute le cas de Maître Abi Tchéssa, aujourd'hui Ministre. Quand j'étais encore à la faculté de droit de Lomé, Maître Abi et ses collègues chargés de travaux dirigés à la fac dont Dr Agnina Yacubu (Jacob comme il se faisait appeler, c'est un ami à moi), Dr Wolou et autres avaient initié le PS. Comme je suis spécialiste des réserves, j'avais porté mes réserves sur la crédibilité de leur parti dans le seul souci que le petit Togo de cinq millions d'habitant ne devrait pas compter plus de cent partis politique comme c'était le cas. Les faits me donnent raison aujourd'hui et je voudrais que M Agnina Jacob puisse me répondre au regard des discussions que j'avais eues avec lui. Qu'il fonde le fait que Maître Abi ait été dans la coalition oppositive avant les élections du 24 avril 2005 et après les élections il se retrouve dans le gouvernement du camp adverse sans les autres membres de la coalition ni leurs accords. Il est très espiègle dans son double jeu. De toute façon, il savait que cette occasion était la bonne. Il fallait se rapprocher de l'opposition parce qu'il avait déjà la confiance du RPT. Ce qui signifie que, que l'opposition gagne ou que le RPT gagne, lui il serait dans les affaires.
Assez de digressions, je remonte à bord du train de mes amis du CEUB. Je cite quelques points qui méritent commentaire et dont je m'en passe. M Akobi écrit: «Et il a fallu des heures de discussion pour convaincre Lamboni Lorimpo Charles qu'il était l'homme de la situation et qu'il devrait accepter prendre les reines du CEUB. Il ne sera informé de notre démarche pour partir que plus tard». Pauvre de toi Adjoh-Komlan Norbert, que tu «descendes aussi bas» en disant la vérité. Surprenant n'est-ce pas? En citant Amnesty International et le HCR, vous ne faites que confirmer mes propos. Vous aviez bien fait ce qu'il fallait pour obtenir la protection de l'AI et du HCR. M Akobi écrit que ce dont je suis capable c'est le putsch. Si je suis putschiste, logiquement M Lamboni Lorimpo Charles est aussi putschiste. Puisque nous avions pris part ensemble à ce que vous appelé putsch. Il m'avait proposé au poste de secrétaire, j'avais accepté la proposition et il avait voté pour moi. En réalité c'est lui le putschiste, sachant qu'il me poussait dans un gouffre. (…)
Pour terminer je vous propose le lien suivant, pour prouver la liste dont j'ai parlé et dont vous avez réclamé la preuve: http://www.togoforum.com/M05Coordination.htm Je voudrais vous signifier que ce n'est pas pour des raisons d'asile qu'il faut laisser des pages de l'histoire togolaise s'envoler. Si moi j'étais à votre place, «mal formé en droit que je sois» comme vous l'avez soigneusement remarqué, j'exploiterai plutôt ces propos pour soutenir mon asile. Malheureusement pour moi je ne suis pas dans le cas.
Je laisse mes propos ouverts sans conclusion. Tout lecteur tirera sa conclusion. Si dans l'avenir une conclusion s'impose, je reprendrai ma plume. Je ne saurai d'ailleurs conclure, pour n'avoir pas commenté tout ce qui s'apprête à l'analyse dans vos propos. En revanche je formule le vœu à tous les organismes chargés de demande d'asile dans le monde, que le dossier togolais soit traité avec toute diligence et intérêt au regard de la barbarie du père en fils que connait peuple togolais. Mais aussi, je prie les puissances prêteuses du droit d'asile au Togolais de croire à l'assurance de mes sentiments les meilleurs, que le droit d'asile ne serait jamais la solution au problème togolais. Pour ce faire, je les invite à nous apporter une aide réelle pour donner une fin définitive à notre problème au Togo. Je crois qu'ainsi, l'affaire d'asile des togolais serait définitivement clôturée. «On est mieux que chez soi». Mais aucun togolais ne s'est jamais senti mieux au Togo.
Pour vous chers amis du Canada, je n'en veux à personne parmi vous. Je vous réitère ma confiance et je suis avec vous de tout cœur. Mais cela ne m'oblige pas à voiler certaines pages de l'histoire du Togo déjà trop périlleuse. Je partage la paix avec vous.
Allemagne, le 28 août 2005 Anowaty Norbert Adjoh-Komlan Membre de la CDPA-Togo et du SPD-Allemagne Ex Délégué suppléant de la faculté de droit Ex secrétaire général intérimaire du CEUB

DOSSIER ADJOH-CEUB:reaction de l'ancien President du CEUB AKOBI

Voici la reponse du Doyen du CEUB Sanny AKOBI publie le 11 Aout 2005 toujours sur diastode.org.

PERSONNE NE RÉUSSIRA, DE NOTRE VIVANT, À SALIR LES MÉMOIRES DU CEUB: DE QUOI PARLE NORBERT ADJOH-KOMLAN?
Pour une fois que nous sommes tenus d’intervenir pour rétablir quelques faits, permettez-nous d’entrée, de saluer la bravoure et la détermination des étudiants de l’Université de Lomé de 1990 à 2004, pour les causes strictement corporatistes reliées à leur qualité de vie et d’étude mais également pour leur engagement contre le déficit démocratique au Togo. C’est aussi le lieu de saluer d’une part, tous nos frères aînés responsables étudiants des années 1990 (Logo Dossouvi, Eloi Koussawo, Adjé-Kpadé, pour ne citer que ceux-là) dont les énormes sacrifices ont été pour nous une source inépuisable de réconfort face aux méthodes rétrogrades du système. D’autre part, notre salut va à tous les délégués des différentes facultés et écoles (y compris ceux qui, à certains moments, nous ont faussé compagnie pour des raisons de communication et d’incompréhension) pour leurs apports respectifs, chacun selon ses moyens et ses convictions. Enfin, nous ne saurons oublier de saluer la vision, le charisme et le sens du leadership des responsables successifs du CEUB, depuis sa création; j’ai nommé MM. Issifou, Najombé Antoine, Frédéric Aka, Lawson-Hélu H. G. Alphonse, et Lamboni Lorimpo Charles qu’un inconnu, prétentieux du nom de Adjoh-Komlan, prétend dénigrer.
Certes, aucune œuvre n’est parfaite, et comme toute organisation, le CEUB a ses imperfections. Mais somme faite, le CEUB a été et demeure une prise de conscience étudiante qui a atteint largement ses objectifs. Et contrairement à ce que les gens pensent, c’était un mouvement bien construit dans le temps, bien organisé et démocratique. Les pères fondateurs ont pris leur temps pour créer les bases solides; des stratèges se sont occupés de faire émerger et de soutenir des leaders charismatiques et des bêtes de scène; les étudiants ont répondu favorablement; et le contexte international et politique au Togo s’y prêtait. Il n’y avait pas de place à l’improvisation, tant dans le choix et l’émergence du leadership du CEUB que dans la gestion du mouvement, des AG et des marches. Tout était méticuleusement planifié. C’est ce qui a conféré au CEUB sa crédibilité tant auprès des étudiants, de la diaspora, des grandes organisations internationales, de tous les acteurs politiques du Togo sans aucune exception, qu’au niveau du régime Eyadema qui n’avait de choix que de céder. Le CEUB est l’un des rares mouvements étudiants à réussir à anéantir complètement toute la pléiade d’associations à la solde du régime et à s’imposer comme seul interlocuteur étudiant valable au campus. C’est également l’un des rares mouvements étudiant à instaurer une stratégie de développement dans le temps, à assurer la relève et un transfert de leadership et de légitimité avec une efficacité exponentielle. Et le devoir de mémoire nous oblige à réagir vigoureusement contre des (personnes), qui ne connaissent même pas le CEUB, et qui prétendent parler en son nom ou révéler les dessous du mouvement, rien que dans le seul but d’assouvir leurs appétits haineux à l’égard de certaines personnes. Comment peut-on prétendre parler des dessous d’une organisation comme le CEUB sans faire parti des privilégiés, du pré-carré décisionnel et organisationnel? Qui est en fait M. Adjoh-Komlan Norbert?
Dans la publication du 25 juillet dernier, M. Norbert A. Adjoh-Komlan, réagissant à la publication du 19 juin de Narcisse Dourma, prétend vouloir lever le voile sur le CEUB et démontrer la malhonnêteté de ses dirigeants. Dans cet élan, il se verse dans une cacophonie hors pairs et dans un acharnement contre un des responsables du CEUB en la personne de M. Lamboni Lorimpo Charles. Vraisemblablement pour la simple et unique raison que ce dernier a été son candidat rival et l’a battu aux élections de délégué de la Faculté de Droit en 1999. Incapable de contrôler sa maladroite haine, il étale aux yeux de tout le monde sa méconnaissance absolue du mouvement, et partant, se livre à une campagne de désinformation et de dénigrement sans vergogne. Heureusement, tous les acteurs du CEUB sont encore vivants et sont à même de rétablir les faits. Nous n’avions jamais, par le passé, répondu aux attaques de qui que ce soit sur les sites. Toutefois, Martin Luther King ne nous avait-il pas prévenu en disant, nous citons: «Pour que le mal triomphe, il suffit que les personnes à grand cœur restent sans rien dire et sans rien faire.» Et c’est ce à quoi nous allons nous atteler dans le meilleur de nos connaissances. Les autres acteurs du CEUB, qui sont pour la plupart vivants, sauf feu Katala (paix à son âme), complèteront, entérineront voire infirmeront, ce que nous dirons.
Primo, tout en laissant le soin à Charles Lorimpo Lamboni de répondre, s’il le désire, à M. Adjoh-Komlan sur les questions d’ordre personnel, nous aimerions souligner quelques incohérences et contradictions dans ses soi-disant révélations. M. Adjoh-Komlan écrit:
«(…) politiquement, nous étions des adversaires. Nous finissions toujours nos débats politiques en queue de poisson. Cela est dû au fait que Lamboni Charles le bon, ait été (peut-être qu'il ne l'est plus) de la sensibilité UFC et moi je suis de la CDPA. En juin 1998, j'étais passé voir Lamboni chez lui. C'était pour le solliciter comme délégué dans un bureau de vote dans le compte de la CDPA. Mon cher ami m'avait fait comprendre tout ce que je n'imaginais pas du Prof. Gnininvi. Il a traité le Prof. d'opportuniste assoifé de pouvoir, non populaire. Il a terminé en me disant que le Prof ferait mieux de demissionner au profit de Gilchrist Olympio. Et que lui Lamboni, il n'irait jamais surveiller un bureau de vote dans le compte de quelqu'un qu'il ne surporte pas qu’il savait.»
Supposons que ce soit vrai qu’ils soient l’un de la CDPA et l’autre de UFC. Comment peut-on aller demander à quelqu’un d’une obédience politique que l’on prétend connaître, d’aller surveiller les élections présidentielles pour le compte d’un candidat rival du sien? À supposer qu’on manque de jugement en son temps comme Norbert Adjoh-Komlan et qu’on ait fait cette sollicitation de nature incongrue. Devrait-on s’étonner de la réaction (le refus) toute cohérente de la personne? Pire, devrait-on s’en servir aujourd’hui comme argument ou comme preuve pour prouver la mauvaise foi de Charles Lamboni? Décidément, il faut être Adjoh-Komlan et refuser de grandir et d’apprendre pour ainsi agir. Et quand on sait que M. Adjoh-Komlan a une formation de juriste, (…) on est en droit de s’inquiéter sérieusement en ce qui concerne un tel raisonnement.
Secondo, M. Ajoh-Komlan allègue que:
«(…) L'année suivante 1999, c'était l'année de revirement idéologique motivé par l'intérêt de quitter le Togo pour le Canada ou la France... Pour y parvenir, il fallait militer dans le CEUB, gesticuler, organiser des grêves, motiver les étudiants. Ainsi, on se fait remarquer et on obtient des points qui permettent de faire la valise du départ. Parce que le RPT était hostile à ces genres de choses. Par ailleurs, non seulement les barons étaient hostiles, mais aussi ils les punissaient sauvagement. Il fallait alors créer une situation dangereuse à vie ou d'épée de Damoclés, qui pése sur sa tête pour gagner le passport du Canada. C'est ainsi que l'amitié de Lamboni et moi s'était déchirée. Lamboni ne pouvait plus me soutenir pour que je sois le Délégué général de la Fac de droit pour militer dans le CEUB et partir au Canada, le laissant à Lomé dans la galére.»
Ce paragraphe démontre d’un côté, l’incapacité et l’incompétence de M. Adjoh-Komlan qui reconnaît tout au moins que sans le soutien de Charles Lamboni Lorimpo, il est incapable de se faire élire délégué. Le CEUB pouvait se passer d’un tel personnage et à juste titre. Les enjeux étaient de taille et on avait besoin des délégués sur qui on pouvait compter et non de ceux qui savaient compter sur les autres. De l’autre côté, cet extrait est très révélateur de la méconnaissance par M Ajoh-Komlan du mouvement CEUB et de la désinformation à la quelle il se livre. Car, en 1999, le CEUB était à son apogée, sous la houlette de Lawson-Hellu. Et personne au niveau de l’establishment du CEUB, y compris nous (Sanny Akobi, Karimou Sourajou, Alphonse Lawson-Hellu) qui étions les premiers à partir en 2001, ne rêvions à un quelconque départ. Et si nous autres n’y avions même pas encore pensé, ce n’est pas Charles L. Lamboni, qui n’était même pas encore élu délégué de sa faculté, pour prétendre être président du CEUB, qui rêverait partir (encore faudrait-il qu’il sache qu’il y avait un tel recours).
On ignorait même cette éventualité de partir et cela ne faisait pas partie de nos plans, autrement on n’aurait pas pris tous ces risques. Pourquoi devrait-on partir alors que tout allait bien et le régime nous redoutait? Pour preuve, quelques mois après l’élection de Charles Lamboni à la Faculté de droit (en avril 1999) et après son intégration au cortège des délégués du CEUB, nous avions entrepris contre le gré de certains délégués dont M. Ajoh-Komlan, la campagne d’information et sensibilisation de tous les lycées et collèges de Lomé et des villes environnantes. Cette campagne s’était faite concomitamment avec celle de la FETRENE-UNSIT pour les enseignants. Ainsi, alors que Lawson-Hellu et une bande d’inconditionnels sillonnaient les lycées de Lomé, Charles Lamboni et moi avec MM Gbikpi-Bénissan, Allaga et tous ses braves enseignants (dont j’ignore à présent les noms) faisions les lycées de l’intérieur (Noèpé, Kévé, Kpalimé, Atakpamé, etc..) dans un périple d’une semaine non-stop dans des conditions pénibles et dans un climat politique très tendu. L’objectif était de rallier, sur toute l’étendue du pays, le corps des enseignants et les élèves à la contestation générale des étudiants sur le campus. C’est dans cette phase qu’interviendront les événements du Lycée d’Agbalépédo le 07 décembre 1999 avec l’arrestation de cinq responsables du CEUB dont le président Lawson-Hellu Alphonse, Charles Lorimpo Lamboni, Karimou Sourajou, Akakpo Justin et Segbeya. La suite, vous la connaissez.
Et même après la libération des camarades, partir ne faisait même pas partie de notre imaginaire. Ce n’est qu’en 2000, suite à un énième mandat d’arrêt international contre Lawson-Hellu Alphonse, qui entrera dans un long maquis, et suite à la responsabilité qui était la notre de le préserver coûte et coûte de toute arrestation et par suite de l’insistance des organisations comme Amnistie Internationale et des dignitaires du CEUB comme Frédéric Aka et Antoine Najombé, que nous avions entrepris les premiers contacts pour faire partir Alphonse Lawson-Hellu à son insu. Aussitôt informé, Lawson-Hellu a réagi vigoureusement contre, car pour lui il n’était pas question de laisser la lutte même au prix de sa vie. Je me rappelle encore de cette phrase d’un responsable politique qui, pour essayer en vain de convaincre Lawson-Hellu de partir, disait ceci: Aucune révolution n’est possible à partir de la tombe. Si tu te mets à l’abri, tu pourras être encore plus utile. Mais devant l’ampleur des inculpations et des menaces, Alphonse a fini par se rendre à l’évidence mais en subordonnant son accord de principe à deux conditions sine qua non: La première était de partir avec son establishment, la seconde étant de finir son mandat, organiser les élections et assurer une succession digne de ce nom pour continuer le mouvement. C’est ainsi qu’à la réunion capitale du groupe de Yalta (nom de combat des 4 incontournables du CEUB), nous avions établi le consensus sur deux délégués potentiels pouvant assurer la relève: il s’agissait de MM Agboka, alors délégué de la FASEG et de Charles Lorimpo Lamboni délégué de DROIT. Aucun de ces délégués n’était au courant de quoi que ce soit. Et il nous a fallu des heures de discussion pour convaincre Lamboni Lorimpo Charles qu’il était l’homme de la situation et qu’il devrait accepter prendre les reines du CEUB. Il ne sera informé de notre démarche pour partir et de notre départ pour le Canada que plus tard. La suite, vous la connaissez! La lutte a continué de si belle! Charles a été bien au-delà de nos attentes. Pour que Charles se décide à partir à son tour, il a fallut que nous insistions puisque nous estimions que le niveau du risque acceptable était bien franchi; et pour cause, notre vision n’était pas et ne sera jamais de faire des martyrs de plus. Marcella Farvette d’Amnistie Internationale à Londres, que nous tenons à remercier pour son soutien inconditionnel en son temps, vous dira ce qu’elle a fait personnellement pour que Lawson-Hellu en premier et Charles Lorimpo Lamboni par la suite, acceptent d'entamer la procédure pour l’asile. Et nous ne le faisions pas avec discrimination dans cette vision. Nous avons soutenu tout étudiant togolais en danger, où qu’il soit, à Lomé ou à l’étranger, dès que nous sommes saisis. Charles Lorimpo Lamboni est devenu aujourd’hui l’apôtre de cette vision comme en témoignent les innombrables cas d’étudiants togolais membres du CEUB en situation irrégulière, qu’il a aidé à solutionner. Il va jusqu’à laisser ses occupations pour faire des déplacements à plusieurs reprises afin de défendre et plaider ces cas.
Tertio, Ajoh-Komlan Norbert martèle que:
«(…) Je n'avais jamais été mis sur la liste des étudiants en danger qui pour racheter leur vie, devraient partir sur le Canada, la France l'Allemagne ou que sais-je encore…. D'autre part le responsable qui devrait dresser la liste est de mon parti et de même région que moi (indice). Dans le souci de tuer mon allure et mon charisme politique pour peut-être éviter un concurrent de sa région dans le parti, il a toujours terni mon image auprés de ses pairs. Il a réussi à faire circuler la souspicion sur ma personne. Ce qui avait avantagé mon cher ami Lamboni (…).»
Sincèrement, il faut se nommer Ajoh-Komlan, (…) pour descendre aussi bas. De quelle liste parle-t-il. Qu’il veuille nous apporter les preuves. Pense-t-il que le CEUB était une arrière garde de la CDPA? Certes, nous avions des rapports hautement privilégiés avec le Professeur Gnininvi dont le soutien sans faille et les authentiques conseils nous ont été d’une grande utilité dans les moments difficiles. Mais, nous échangions également avec tous les autres acteurs politiques sans exception aucune tout en restant nous-mêmes. Nous défions Adjoh-Komlan d’apporter la preuve de ses allégations. Nous autorisons Adjoh-Komlan d’aller fouiller les archives d’Amnistie Internationale à Londres et celles du HCR pour savoir quand est-ce que nous avions introduit notre demande et obtenu l’asile politique au Canada. Est-ce qu’on avait besoin d’intermédiaire pour cela? Contrairement à lui, nous ne sommes pas aller chercher le Canada, mais c’est le Canada qui est venu frapper à nos portes par le biais des Organisations Internationales. Et nous n’étions pas des aventuriers comme lui, on avait notre asile politique avant de quitter le pays autrement c’était hors de question d’aller usurper un quelconque statut. C’est la récompense quand on est crédible et juste. Même le président de la CDPA, le Professeur Gnininvi, n’était informé qu’au dernier moment, du fait qu’on avait obtenu un asile politique pour le Canada et qu’on partait. De quel responsable de son parti parle-t-il? Qu’il veuille aller au bout de ses soi-disant révélations en nommant ce responsable de son parti qui nous aurait cherché asile au Canada. Ajoh-Komlan prend en définitive ses rêves pour des réalités. Nous aimerions personnellement connaître ce responsable qui aurait tant d’influence car non seulement nous allons le recommander à des milliers de nos compatriotes dont les vies sont en danger; mais aussi et surtout, parce qu’il aurait eu le mérite d’avoir décelé très tôt l’incompétence du sieur Ajoh-Komlan Norbert.
Quarto, qui est en fait Adjoh-Komlan Norbert? Qui est ce personnage? En effet, M. Adjoh est non seulement incompétent mais également non qualifié à exercice auquel il prétend se livrer. Car le CEUB était une nébuleuse et nul ne parvient à la cerner sans être dans le cercle décisionnel et organisationnel. Or pour y arriver, il fallait faire ses preuves, être convainquant et convaincre, avoir une prestance. Si M. Adjoh-Komlan a échoué au premier filtre, celui des élections facultaires, s’il a été invisible aux AG, il était évident que ce n’était pas le cortège des délégués, encore moins l’establishment du CEUB incarné en son temps par Lawson-Hellu Alphonse, qui lui accorderait un quelconque crédit. Et nous irons dans le même sens que Narcisse Dourma, pour dire sans exagérer, que la seule action d’éclat (si nous pourrons-nous exprimer ainsi), que M. Adjoh-Komlan a posée dans le CEUB, est d’avoir participé activement au putsch, à la tentative de destitution de Lawson-Hellu Alphonse. Dans tous les cas, dans la mémoire collective, c’est ceux à quoi l’on l’identifie, mieux on le représente aujourd’hui. Et je le défie, de trouver un seul acteur du CEUB qui puisse me contredire. Même si M. Adjoh-Komlan avait réussi à se faire élire à la faculté de Droit, il était très loin des standards pour être désigné dauphin de Lawson-Hellu. Car la barre était très haute et il fallait être tout sauf Adjoh-Komlan. C’est pourquoi, l’ayant vite compris, et fidèle à sa quête démesurée d’un leadership au CEUB, vraisemblablement pour servir de tremplin à ses ambitions politiques elles-mêmes demeurées, M. Ajoh-Komlan a voulu utiliser les raccourcis pour atteindre les sommets en participant activement au putsch. La suite, vous la connaissez: les étudiants ont failli lui régler son compte.
En outre, si M. Adjoh-Komlan était compétent, s’il avait du charisme comme il le prétend, il n’avait pas besoin d’être nécessairement délégué pour être utile à la lutte ou pour avoir la confiance de l’establishment du CEUB. Pour preuve, plusieurs étudiants sans être des délégués facultaires avaient des responsabilités énormes, étaient très efficaces, voire indispensables au schéma tactique et au fonctionnement du CEUB. Nous n’allons pas les citer tous mais ils se connaissent et nous nommerons entre autres MM. Kpodar Folly Gbété, Katala Stanislas (paix à son âme), Tekpa Victor, Ayité Ferdinand, Atsu Gilbert, Edorh, Narcisse Dourma, Carlos, le Béret rouge de la cité E, etc. De même, bon nombre de délégués, avant même d’être élus, faisaient leurs preuves par leur prestance et la pertinence de leurs interventions aux AG ou lors des marches de protestation. Paradoxalement, Adjoh-Komlan, qui prétend avoir une allure et un charisme politique, et comme tel, redouté par ses confrères de la même mouvance politique que lui, n’a jamais su placer un seul commentaire lors d’une A.G.
En définitive, M. Ajoh-Komlan Norbert, est tout sauf ce qu’il prétend être. Il est tout simplement un revanchard, non crédible et friand du verbiage creux teinté de haine. Il ne saurait en conséquence, ni dénigrer le CEUB, ni contester le leadership d’un responsable du CEUB, encore moins hypothéquer la situation de milliers étudiants membres du CEUB dans leur recherche d’asile à travers le monde.
Montréal, le 03 août 2005

Sanny A. Akobi
Ancien délégué de la Faculté des Sciences, Ancien Président du CEUB, Ancien Président Honoraire du CEUB, Doyen du CEUB pour les intimes

DOSSIER ADJOH-CEUB:1er message de adjoh

Ce texte est le 1er message de Norbert Adjoh-Komlan publie le 25 juillet 2005 sur le site diastode.org.Ce texte suscitera une reaction de la part de Sanny Akobi:reaction a laquelle Adjoh repondra par une autre intervention.Puis Charles LAMBONI,largement attaque par Adjoh dans ses ecrits,publiera sa mise au point.(dont nous avons publie le texte integral le 2 septembre 2005) .Bonne lecture.

La redaction


RÉACTION CONTRE LA RÉACTION DU 29 JUIN 2005 DE NARCISSE DOURMA
Apres quelques semaines d'absence sur le site diastod.orge, mon retour me prouve que mon absence n'est aucunement justifiée. Car une opportunité m'attendait. Celle de lever d'une part partiellement le voile sur le CEUB, d'autre part sur ceux qui se reclament du CEUB et ailleurs ce qu'ils se cachaient les uns les autres, et enfin leur dessous table.
Mon cher Narcisse Dourma, je te félicite encore pour tes déterminations dans les luttes que nous menions au CEUB et aussi pour celles que tu as abattues tout seul après. Aujourd'hui, permets-moi de te reveler ce qui t'échappait et qui n'était que de l'injustice. L'ignorance et la naiveté dans lequel tu avais mené ta lutte demeure encore. Témoin, ta phrase: «Et Adjoh Norbert, n'a t il pas joué à l'opportunité lorsque le CEUB avait besoin de sa voix pour donner la présidence à Charles Lamboni?»
Je veux tout simplement te dire que je ne suis pas entré dans le CEUB pour apprendre à m'opposer au régime Eyadéma, mais j'étais depuis mon enfance engagé contre ce régime. Depuis avant les années 1990, période dans laquelle tout le monde était du RPT, je refusais déjà l'animation. Les matins, je recevais mes fessés au mât devant tous les éléves avant de rentrer en classe. Ce qui m'avait obligé à quiter le CEG/ELAMO pour le CEGA/ENS d'Atakpamé. Ce qui a aussi motivé le fait qu'à partir du CEGA/ENS, j'avais toujours voulu être responsable, pour me dispenser de certaines obligations partisanement rptiste. Puis après, je me suis interessé à occuper des postes de responsabilité (…)
Pour revenir sur l'affaire du CEUB, je te demanderai de suivre avec attention ces révélations. J'ai lu avec le sérieux que mérite ton point de vue. J'ai souri à double sens: le premier, c'est d'avoir les nouvelles d'un camarade de lutte perdu de vue depuis des années. Le second sens, c'est que je m'était dit: «Mais, Narcisse Dourma est encore dans le noir de ces affaires?».
La lutte que nous menions dans le CEUB était d'intérêt à beaucoup de nos camarades de lutte. Il faut que tu le saches et que tu cesses de considérer certains comme des héros supermen, après t'avoir untilisé pour gagner leur pains. A moins que tu aies été aussi dans le cas.
Lorimpo Charles Lamboni par exemple était un ami depuis le College St Albert le Grand d'Atakpamé. J'ai toujours partagé le même banc avec lui. Il a toujours été mon directeur de compagne. Mes mots de campagne ont toujours été: «On ne s'improvise pas meneur d'homme, c'est un don. C'est à l'œuvre qu'on connaît l''artisan, et j'ai toujours été un bon artisan». Fidéle à moi, mon cher Lamboni avait toujours répété ces phrases pour battre campagne. Et nous avions à chaque fois gagné. A l'Université, nous avions fait la même chose en Ier et 2eme année de Droit, de 1996 à 1998.
Mais politiquement, nous étions des adversaires. Nous finissions toujours nos débats politiques en queue de poisson. Cela est dû au fait que Lamboni Charles le bon, ait été (peut-être qu'il ne l'est plus) de la sensiblité UFC et moi je suis de la CDPA.
En juin 1998, j'étais passé voir Lamboni chez lui. C'était pour le solliciter comme délégué dans un bureau de vote dans le compte de la CDPA. Mon cher ami m'avait fait comprendre tout ce que je n'imagninais pas du Prof. Gnininvi. Il a traité le Prof. d'opportuniste assoifé de pouvoir, non populaire. Il a terminé en me disant que le Prof ferait mieux de demissionner au profit de Gilchrist Olympio. Et que lui Lamboni, il n'irait jamais surveiller un bureau de vote dans le compte de quelqu'un qu'il ne surporte pas.
L'année suivante 1999, c'était l'année de revirement idéologique motivé par l'intérêt de quitter le Togo pour le Canada ou la France. Quel jeune étudiant ne voudrait pas quitter le Togo, pour étudier en occident? Pour y parvenir, il fallait militer dans le CEUB, gesticuler, organiser des grêves, motiver les étudiants. Ainsi, on se fait remarquer et on obtient des points qui permettent de faire la valise du départ. Parce que le RPT était hostile à ces genres de choses. Par ailleurs, non seulement les barons étaient hostiles, mais aussi ils les punissaient sauvagement. Il fallait alors créer une situation dangereuse à vie ou d'épée de Damoclés, qui pése sur sa tête pour gagner le passport du Canada.
C'est ainsi que l'amitié de Lamboni et moi s'était déchirée. Lamboni ne pouvait plus me soutenir pour que je sois le Délégué général de la Fac de droit pour militer dans le CEUB et partir au Canada, le laissant à Lomé dans la galére. Donc, il faut qu'il se batte aussi. Ainsi, lors des élections de la fac (Délégué général de la Fac de droit), mon cher Lamboni me l'avait ouvertement déclaré et a ajouté qu'il sera candidat lui aussi. Ainsi il a trouvé, pour ternir mon image et gagner les élections, deux bons arguments de mots de compagne que voici: «Depuis plus de 10 ans que je connais Norbert Adjoh, il a toujours été major de classe et Délégué à l'Unversité. Même dans ces groupes de travaux dirigés, il est aussi responsable sans donner de chance à d'autre étudiants d'assumer le moins soit-il, une responsabilité. C'est bien contre cela que nous luttons au Togo. Depuis ma naissance, c'est Eyadema et il ne veut pas partir. Si à l'Unversité nous ressemblons déjà Eyadéma, que ferons-nous dans la vie pratique?»
C'était une bonne raison pour m'évincer. Et cette raison avait bien payé à Lamboni. Combien de fois je n'avais pas été hué par les étudiants me demandant de retirer ma candidature? Combien de fois les étudiants ne m'avaient-ils pas dit que «nous t'avons toujours vu faire. Tu fais bien, mais laisse aussi quelqu'un faire pour que nous puissions bien comparer. Même Lamboni, ton meilleur ami et toujours directeur de campagne, te demande de te retirer».
Le second mot était bien un argument tribal que Lamboni et ses accolytes avaient taillés de toute piéce pour maximiser les vois des étudiants du nord dans leurs paniers. Nous étions 6 candidats. Les 5 autres candidats s'étaient réunis en coalition contre le candidat Norbert Adjoh. Les derniers jours de campagne, je n'avais plus battu campagne, parce que je savais que leur coalition me donnait un avantage. Il fallait un délégué et son suppléant. C'était clair que je serai suppléant même si on me battait et que tous autres candidats s'effaceraient au détriment de Lamboni. Le jeu était joué et j'étais suppléant.
(…) Je n'avais jamais été mis sur la liste des étudiants en danger qui pour racheter leur vie, devraient partir sur le Canada, la France l'Allemagne ou que sais-je encore. C'était pour la simple raison que d'une part, Lamboni a bien lutté pour se faire héro à ma place. Je le félicite une fois encore; car la vie est un combat. Et ne gagnent que ceux qui luttent dans la vie. D'autre part le responsable qui devrait dresser la liste est de mon parti et de même région que moi (indice). Dans le souci de tuer mon allure et mon charisme politique pour peut-être éviter un concurrent de sa région dans le parti, il a toujours terni mon image auprés de ses pairs. Il a réussi à faire circuler la souspicion sur ma personne. Ce qui avait avantagé mon cher ami Lamboni (…).
C'est aussi le lieux de présenter mes excuses à Komlan Yidi, qui était un ami et camarade de lutte et du parti la CDPA. Yidi a vu tous ces camarades partir et il est toujours resté à Lomé, malgré son grand militantisme d'alors dans la CDPA. Il a vu partir les Lamboni, Lawson, Kpelafia, Koutremon et beaucoup d'autres qui n'étaient même pas membres du parti au moment où lui, il se privait de sommeil pour la cause du parti. C'est de l'injustice. Je lui présente des excuses pour ma réaction contre son comportement du début d'année 2004. Je ne justifie pas son comportement, et je ne cherche pas lui donner raison, mais quelque part il doit bénéficier des situations atténuantes que je n'avais pas su lui accorder dans mes propos laconiquement salés et amers à son égard.
Pour finir, je refuse tout propos à mon égard, «jouer l'opportunité», comme l'a écrit Narcisse Dourma qui ignorait toutes les circonstances d'alors. Je ne saurai jamais de mon vivant voter contre ma propre candidature. En revanche, je saurai retirer ma candidature au détriment d'un tiers. Tant que ma candidature est maintenue, je me battrai pour me faire élire. De même, je ne saurai jamais voter pour quelqu'un, ne serait-ce que pour lui faire plaisir. J'ai toujours milité dans la politique et dans la lutte au Togo, dans le noble souci d'alternance et non parce que je voulais me rendre en Europe, aux USA ou au Canada.
Mon cher Narcisse Dourma, une derniere question à laquelle tu dois me répondre, est de savoir si Lamboni ou les autres membres du CEUB d'alors, t'avaient informé qu'au bout de leur lutte, le Canada ou l'Europe les attendaient. Mais Abente et les délégués de la Médécine le savaient. Mais ils ignoraient celui qui ouvrait la porte. Ils n'avaient pas accès à la personne, c'était ce qui motivait la différence de leur comportement. Je le savais aussi, mais celui qui avait la clé et ouvrait la porte aux étudiants n'était pas favorable à moi.
Mon grand souhait est que les choses au Togo, pour qu'on se retrouve un jour au grand complet pour fêter tout azimut nos succès, nos honnêtetés, nos déterminismes et engagements pour de bonnes causes de certains. Ensuite, nous fêterons aussi en retrouvailles, nos échecs, nos fourberies et duperies, nos manœuvres machiavéliques et hypocrites, puis enfin nos malhonnêtetés nourries d'intérêts pour d'autres. Je me bas et je me battrai toujours pour de bonnes causes.
(À suivre dans une prochaine publication)
Allemagne, le 22 juillet 2005 Norbert A. Adjoh-Komlan Membre de la CDPA-Togo SPD-Allemagne

Friday, September 02, 2005

Reaction de Charles LAMBONI:Qui est Norbert komlan-Adjor, l’opportuniste de naissance ?

Ce texte que je propose à la lecture des visiteurs de ce site a pour but d’une part de remercier les camarades du CEUB, les amis et les parents qui ont pu me joindre soit par téléphone soit par émail pour m’exprimer leur légitime indignation après lecture du texte de monsieur Adjor Komlan Norbert résidant en Allemagne. D’autre part, je me fais le devoir, même si cela me paraît indécent à cette époque de l’histoire de notre pays où toutes les bonnes têtes réfléchissent sur les voies et moyens de sortie du chao, de répondre à un opportuniste et irresponsable comme Adjor Norbert dont la tête n’a toujours été pleine que du vide depuis que j’ai fais sa connaissance à Atakpamé, il y a de cela plus de dix ans.
Alors, de quoi il est question ?
Les visiteurs de ce site diastode auraient pu lire le 25 juillet dernier un texte du sieur Norbert Adjor intitulé : RÉACTION CONTRE LA RÉACTION DU 29 JUIN 2005 DE NARCISSE DOURMA. Il prétendait répondre à une interpellation faite dans un autre texte publié sur le même site par M. Narcisse Dourma le 29 juin dernier en guise de réaction à un autre texte publié par Alphonse Lawson pour dénoncer la nomination de Atsu Gilbert, un ancien camarade de combat démocratique, au poste de Secrétaire d’état dans le gouvernement en exercice de M. Edem Kodjo. Mais ayant encore la mémoire fraîche des hors sujets de mon ancien camarade de classe et d’amphi Adjor Norbert qui lui avaient donné le surnom de dichotomie ( mot prononcé pour la première fois par notre professeur de littérature d’alors, monsieur Nordjoe Kossima-Kouma John, pour qualifier le raisonnement souvent contradictoire de Norbert Adjor en classe aux cours de français dont il avait la charge, c’était la classe de Première A4), à l’époque au Collège St Albert à Atakpamé, ce qu’il ne pourrait jamais nié.

Avant de rentrer dans le vif du sujet, je vous apprends qu’au même collège et à part ce surnom mentionné et qui ne concernait que ses camarades de classe, on l’appelait aussi « M’as-tu vu ? en raison de son désir de s’afficher partout où s’organisait quelque chose dans le cadre du collège. De même, on le désignait par ce dernier sobriquet «L’important», parce qu’il aimait se faire vraiment l’important avec un trousseau de clés d’une dizaine au moins alors qu’il habitait dans un taudis pas mieux que le mien à Atakpamé. Toutes ces clés servaient donc à quoi ? À vous de comprendre ! Ce paragraphe que vous trouverez peut-être non pertinent en rapport avec l’attaque de Norbert dirigée contre ma personne, à défaut de répondre simplement à Narcisse Dourma précité, a pour but, pour ceux qui ne l’ont jamais vu, de se faire une idée de sa personne.

Qui est donc réellement Norbert Adjor ? Il n’est rien d’autre que l’un de ces nombreux Togolais qui cherchent par tous les moyens même les plus indécents à assouvir leurs ambitions politiques en s’accrochant parfois au RPT et en décrochant habilement pour se dire opposant de naissance quand ils sont déçus par ce parti au pouvoir. Dans les années 90, alors que M. Adjor Norbert croyait que faire allégeance au RPT en étant au secondaire ou mieux au lycée lui assurait une bourse en arrivant à l’université, il a fait sans succès ses pas clandestins vers les responsables du RPT d’Atakpmé en l’occurrence le sieur AGOUNKÉ.

Toujours décider à s’assurer d’une bourse de 21300f en arrivant à l’UB , il va rattraper l’association des étudiants de l’Ogou ( AMENTO, si ma mémoire ne me trahit pas) qui à un moment donné organisait les jeunes lycéens de cette région pour des cours de vacances et autres activités. Une antenne de ladite association devait être implantée à Atakpamé suite à des élections démocratiques. Mon ancien camarade Adjor a fait pieds et mains pour se faire élire le responsable de cette antenne, mais son passé sombre avec le RPT susmentionné l’avait trahi. C’est ainsi qu’il fut rejeté par les siens, puisque c’était une association crédible qui se donnait une noble vocation d’aider les jeunes élèves de cette région. Comment le savais-je ? A la réunion élective du bureau dans une salle de la mairie d’Atakpamé était présente une proche à moi qui savait aussi très bien que j’avais partagé le banc pour seulement un trimestre, contrairement aux mensonges relatés dans son texte du 25 juillet, avec Adjor. Alors, à son retour de la réunion, la première information était de me raconter comment mon camarade de banc s’était encore fait ridiculisé à leur réunion, puisqu’il n’était pas moins que la risée des gens à l’époque à cause toujours de ses ambitions qu’il voilait à peine, mieux c’était un secret de polichinelle.

Mais quand il prétend dans son texte du 25 juillet être né opposant, vraiment, à beau mentir qui vient de loin ! Sinon devant quel ressortissant crédible d’Atakpamé, M. Adjor Komlan Norbert peut tenir de pareils propos, alors qu’il n’a jamais posé un seul noble acte allant dans le sens de la démocratie de son vivant, du moins jusqu’à nos jours, qui pourrait refléter sa conviction politique d’un opposant au régime dictatorial comme le nôtre. Qu’il nous dise exactement ce qu’il a fait dans sa vie durant et qui soit contraire à son clin d’œil fait au RPT dont j’ai fait cas plus haut.
Comment veut-il que ceux qui le connaissent puissent avoir une moindre confiance en lui ?. Voilà pourquoi il s’attaque aussi à M. Awokou ( puisqu’il l’a cité nommément à Kpélafia qui l’avait appelé après publication de son premier texte contre ma personne et les autres membres du CEUB) en ses termes suivants «D'autre part le responsable qui devrait dresser la liste est de mon parti et de même région que moi (indice). Dans le souci de tuer mon allure et mon charisme politique pour peut-être éviter un concurrent de sa région dans le parti, il a toujours terni mon image auprès de ses pairs. Il a réussi à faire circuler la suspicion sur ma personne.»propos d’Adjor dans son texte du 25 juillet.

C’est toujours contre lui que tout le monde fait courir des suspicions et pourtant la conviction politique, le combat au sein de la CDPA de M. Awokou, sa franchise, son honnêteté et sa dignité ne souffrent d’aucun mal pour tous ceux qui le connaissent dans son parti (CDPA) et en dehors de ce parti comme moi et bien d’autres. Alors, de quoi parle cet énergumène d’Adjor Norbert dont la seule capacité est de nuire aux intérêts généraux, de diffamer ses adversaires et même de raconter des faussetés sur ses aînés à l’instar de M.Awokou.

Ceci m’amène à présent à répondre à toutes les allusions ou mensonges racontés par ce dernier dans son premier texte du 25 juillet. Vous n’êtes pas sans savoir , vous tous qui avez lu ce texte, qu’à défaut de répondre à M. Narcisse Dourma qui l’avait convenablement cité en rapport à son acte posé dans le cadre des élections du CEUB, il a plutôt trouvé l’occasion comme il l’a si bien dit «Apres quelques semaines d'absence sur le site diastod.orge, mon retour me prouve que mon absence n'est aucunement justifiée. Car une opportunité m'attendait » de se vider par ses propos haineux contre ma personne comme si c’était moi qui l’avais interpellé dans une publication que je n’ai jamais faite. Alors, quelle serait l’origine de cette haine ? Vous en prendrez connaissance en lisant la suite.

En effet, comme je l’ai dit plus haut, mais de grâce pour la répétition, j’ai connu Norbert Komlan Adjor, en classe de Première A4 au Collège St-Albert à Atakpamé. J’ai effectivement partagé le banc avec lui pour seulement le premier trimestre. Au deuxième trimestre, ne pouvant plus supporter son comportement mais surtout l’odeur d’une crème ou parfum qu’il utilisait à l’époque, j’ai purement et simplement demandé au prof titulaire de la classe de me changer de banc, ce qui fut fait. Ce monsieur, contrairement à ce qu’il disait dans son texte du 25 juillet, n’a jamais été major de classe. L’année suivante, j’étais parti au collège NDA d’Atakpamé où j’ai fait mon BacI et la suite au Lycée de Tokoin où j’obtenais le Bac II en 1996. Tenez-vous bien, depuis cette seule année de I ère A4, je ne l’ai plus rencontré. La retrouvaille n’a été qu’à l’Université du Bénin en première année de droit quand il reprenait. L`heure des élections du délégué d’amphi avait sonné, Adjor, conscient de son incompétence notoire, vous tous qui le connaissez pouvez témoigner si le cœur vous en dit, m’a approché pour l’aider à se faire élire au poste de délégué d’amphi de première année, et comme il reprenait, disait-il, il connaît les rouages de la fac pour mieux défendre nos intérêts. Au départ, je lui ai opposé un refus, mais il a insisté faisant même prévaloir le fait qu’on avait fait la même classe à Atakpamé et que ce n’était pas le lieu de faire montre de nos divergences. Après avoir accepté, il a suffit que je prenne la parole devant les camarades d’amphi qui comptait cette année 807 étudiants pour haranguer la foule et pour qu’il soit élu. Si M. Adjor sera honnête, il nous dira combien de fois, les étudiants ont réclamé que je dépose moi-même ma candidature au lieu de parler d’Adjor dont l’expression devant la foule faisait problème et qui dénotait son incompétence à défendre leurs intérêts. Ce dernier n’a jamais été responsable d’un groupe des travaux dirigés à ma connaissance et pourtant nous avons fait chemin commun de première année de droit jusqu’en troisième année de Licence où il s’était assis pour user un peu les bancs.
En deuxième année droit, M.Adjor m’a encore approché pour l’aider à se faire élire comme délégué d’amphi de deuxième année en promettant que cette fois-ci, il tiendrait sa parole par rapport aux revendications des étudiants de cette année. Toujours conciliant, j’ai accepté haranguer la foule qui comptait plus de 400 étudiants. Adjor Norbert est élu sans difficulté, mais ne tiendra pas sa parole. Toutes ces fois, l’objectif inavoué de mon camarade Norbert Adjor était de pouvoir tisser de bonnes relations avec les profs et s’assurer d’une quelconque réussite puisqu’il a toujours été partisan de moindre effort. J’ai toujours bonne mémoire, mais me réserve d’en parler, de ce que un de ses amis profs, le sieur Nouboukpo (actuellement renvoyé de l’université pour question de filles) m’a dit lorsqu’on me présentait aux profs après mon élection au poste de délégué de faculté.

Nous sommes à présent en troisième année, zone de sécurité et bête noire de Adjor puisqu’il lui était désormais difficile de compter sur ses amis profs pour franchir cette classe en raison du sérieux que donnent les responsables de la fac à la Licence en droit et particulièrement droit privé où il s’était inscrit avant d’errer par la suite en droit public comptant sur ses sales moyens de réussite de première et deuxième année avant d’être déçu, car en fait, en dehors de ceux que racontent les étudiants, la même rigueur est appliquée dans toutes les troisièmes années de droit.
Alors, en troisième année, notre monsieur m’a encore approché pour l’aider à se faire élire comme délégué d’amphi de troisième année, et c’est en ce moment que je lui répondais en ces termes : « Adjor, arrête de faire l’eyademaïsme, laisse la chance aux autres de se faire élire délégué de troisième année surtout qu’aussitôt élu tu te préoccupes des amitiés à tisser avec les profs au détriment de la défense des intérêts de tes camarades de classe.» C’est la phrase qui a empoisonné davantage notre relation. Il a répliqué en me disant « ok, je vais me faire élire et tu verras que sans toi, je serai délégué». La suite, c’est qu’il a effectivement déposé sa candidature, et pour le défier et lui prouver le contraire de ce qu’il croyait, j’ai battu campagne pour son adversaire le sieur Mensah qui fut élu avec un large pourcentage sur Adjor. C’est là où Adjor a commencé par rédiger mon arrêt de mort qui sera signé après quelques mois.
Toujours en troisième année, il était maintenant question d’élire le délégué général de la faculté. Contrairement au commérage raconté dans son texte du 25 juillet, veuillez bien suivre ce développement.
En effet, peu intéressé aux affaires de délégué, j’étais préoccupé à faire mes recherches dans la salle des profs exclusivement réservée aux étudiants choisis ( un par amphi) par leurs camarades d’amphi de première jusqu’en quatrième année. Si vous permettez un fil back, je vous apprends que j’ai été choisi par les camarades de la troisième année pour faire des recherches dans cette salle et ensuite les mettre à la disposition des camarades qui aimeraient photocopier. Et comme j’étais là pour réussir en comptant sur moi-même et non pour user mes fesses ou compter sur un quelconque prof (preuve, M. Natchaba a tenté de me faire échouer en troisième année après notre arrestation en revoyant à la baisse, de 16 première note à 12/20, ma note de droit intenational public attribuée par son assistant M. Boutora . L’anomalie était constatée par le prof Dékon et signalée au doyen M. Foly, qui a aussitôt réagi en faisant venir M. Natchaba pour explication, hommage à ces deux compétents profs de la fac d’alors), j’ai donc accepté me présenter pour cette élection de « Chercheur de l’amphi troisième année », je dis bien chercheur d’amphi et non délégué quelconque, pas de confusion. Tenez-vous bien, à cette élection aussi, Adjor Norbert s’était présenté, et sans effort, je l’ai battu.
Alors, c’est dans le cadre de ces recherches que j’étais dans la salle des profs quand quatre camarades promotionnaires étaient venus me dénicher après m’avoir cherché partout jusqu’à aller chez moi à la maison et comme j’habitais tout près de l’université, cela a aidé. Je veux dire les camarades Awoulouma Fortuné, Lawson Kataka, Davi et Charles Gbaré. Ces derniers, après m’avoir pris en retrait, me demandaient de déposer ma candidature pour briguer le poste de délégué général de la faculté de droit. Ma réaction que je pourrais qualifier d’épidermique s’était fait entendre en ces termes « vous êtes fous ? Est-ce une moquerie ? Comment pouvez-vous me demander l’impossible, puisque pour moi, il fallait être délégué d’amphi pour briguer le poste de délégué général de la fac». C’est en ce moment que Fortuné présentement doctorant à l’université de Poitiers (France) s’était moqué de moi en me demandant si j’avais lu les règlements intérieurs de la fac. Il m’apprenait que lesdits règlements ne disaient nulle part qu’il faille être délégué d’amphi avant d’être candidat au poste de délégué général de la fac. Mais, j’ai rétorqué en disant que je ne m’étais pas préparé psychologiquement pour assumer une telle fonction qui n’est pas des moindres vu la tension qui régnait sur le campus et particulièrement au CEUB à l’époque de Lawson Alphonse. Puisque pour ceux qui ne le savent pas, le délégué général et son suppléant étaient automatiquement sans transition membres du CEUB et seul le délégué général siégeait au Conseil de l’université avec les doyens et directeurs des facultés et instituts de l’université du Bénin.
Après donc une longue discussion avec les quatre camarades qui me demandaient à tout prix de déposer ma candidature et vu aussi que le temps pressait, on était à cinq minutes de la clôture du dépôt de candidatures au secrétariat de la fac, j’ai finalement accepté le faire à condition qu’ils le fassent aussi, car j’aime la pluralité de candidatures. Sans dire mot, ils avaient accepté ma suggestion et ensemble nous étions allés faire chacun son dépôt de candidature. Au sortir de la salle, on s’était retrouvé sous un arbre dans l’enceinte de la fac où les quatre camarades m’ont surpris en disant d’une seule voix, qu’ils ont accepté le faire, mais qu’ils se désistent à faire campagne et qu’ils seront tous unis derrière ma candidature. J’ai compris en ce moment que c’était un piège et qu’ils ont réussi leur coup de me pousser à devenir délégué de la fac contre toute attente de mon côté. Retenez que notre camarade Adjor Norbert était encore candidat à ce poste aussi, après avoir raté celui de délégué d’amphi, de chercheur d’amphi et responsable de groupe de travaux dirigés ( battu là aussi par Fortuné). Adjor a brigué sans succès en tout et pour tout quatre postes la même et seule année 99.

C’est ainsi que je fus élu Délégué général de la faculté de droit le 13 avril 1999 avec 82% de suffrages exprimés contre 15% pour Adjor Komlan Norbert. C’est là où ce dernier a signé mon arrêt de mort pour toujours, ce que vous constaterez dans les paragraphes à suivre. Mais à défaut d’autres candidats, il devenait automatiquement mon suppléant et devait aussi siégé au CEUB seulement et non au Conseil de l’Université, précision, ça vaut le coût, quand on a affaire à un menteur fieffé voire professionnel comme celui-là.

Que s’est-il passé au CEUB ?
À notre arrivée au CEUB ( Adjor et moi), il y avait quelques petits problèmes internes sans grands effets comme dans toute organisation sérieuse. Je reconnais aussi que le désir de servir quelques barons de Lomé2 par certains camarades du CEUB qui se faisaient manipuler était la source de ces quelques petits problèmes. Mais ils ont été très rapidement surmontés. Lorsque le putsch dirigé contre Lawson a été organisé par un de ceux qu’un baron manipulait, tenez-vous bien, mon camarade Adjor, alors qu’il était mon suppléant, ne s’était pas donné le temps de réfléchir et a sauté de sa chaise comme un vieux renard pour me retrouver en aparté quand je lui fis appel pour recueillir son avis sur ce qui se passait. Il m’a répondu que lui, il est candidat au poste de secrétaire du CEUB et qu’il me demande de le soutenir, je lui ai clairement signifié que je ne serai candidat à aucun poste. Cette concertation était indispensable pour exprimer la voix de la faculté de droit même si je savais qu’il m’en voulait à mort pour des raisons susmentionnées.
Le bureau putschiste n’a duré qu’une nuit, et le lendemain, les étudiants ont failli lyncher Adjor Norbert, ce qui avait motivé son empressement à sortir un communiqué bidon dépourvu de tout sens et très peu logique (comme c’est de ses habitudes d’écrire) affiché à la faculté de droit pour renoncer à son maigrichon poste de secrétaire du CEUB d’une nuit. Il sera responsable de sa propre turpitude, dit-on. Après cette tempête, le calme revint au CEUB, ce calme qui nous a conduit à la fin du mandat de Alphonse Lawson dont nul ne peut ne pas reconnaître le bon travail fait pour que les étudiants de 1998-1999 à qui on avait coupé la bourse puissent rentrer dans leur droit, je rappelle que plus de 500 bourses ont été attribuées de nouveau suite aux négociations ouvertes avec le gouvernement d’une part et d’autre part Lawson et son équipe appuyés par le doyen honoraire Sanny Akobi, ceci avant notre rentrée au CEUB.

A notre rentrée au CEUB, nos premières actions ont consisté à sensibiliser les élèves des lycées et collèges qui n’allaient plus à l’école en raison de la grève légitime et légale de leurs enseignants, ce qui nous a amenés dans plusieurs lycées à Lomé et à l’intérieur du pays. Je suis très estomaqué de lire dans le texte du 29 août de Adjor qui fait état de sa participation à cette campagne de sensibilisation dans les lycées de Lomé. Où était-il donc quand nous fumes arrêtés à Agbalépédo et embastillés à la prison civile de Lomé le 07 décembre 1999 ? Je veux bien nommé ceux qui étaient appréhendés par la police : Lawson Alphonse, Karim Babatoundé, Akakpo Yawovi, Patrick Ségbéaya et moi-même, quelques mois seulement après mon entrée au CEUB. Nous fumes libérés le 10 décembre 1999 suite à une condamnation de 18 mois de prison avec sursis, et ceci grâce à la détermination des étudiants, élèves et même petits écoliers de Lomé qui avaient occupé les rues de la capitale exigeant notre libération. A la libération, nous avons été transportés par les véhicules de certains profs loyaux de l’université jusqu’au lieu de manifestation des étudiants, élèves et écoliers à qui je profite pour rendre un honorable hommage. À notre arrivée sur les lieux, il y avait tout le staff du CEUB avec en tête Sanny Akobi, Victor Tékpa, Foly Gbété, Kpélafia, Gbodzissi Nestor, salifou Moutarou, Amévi Bocco Tchadjobo et bien d’autres. Adjor Norbert était rare comme les larmes d’un chien. Il complotait avec ses amis du groupe d’Abenté favorable au pouvoir. Même au tribunal correctionnel devant lequel nous fumes jugés, ce groupe des corrompus du CEUB à savoir Abenté , Adjor et quelques uns n’y étaient pas. C’est en ce moment que Lomé2 leur avançait les tous premiers 13 millions pour réussir leur coup, celui de tout faire pour que je ne sois pas élu Président du CEUB pour succéder dignement à Lawson Alphonse, mais c’était sans compter avec la détermination des étudiants d’alors.
C’est donc sous cette menace en terme de sursis pour ceux qui s’y connaissent en la matière que je fus proposé suite à de longues tractations relatives à mon refus d’accéder au poste du Président du CEUB ( confère la réaction de Sanny publiée le 11 août 2005 toujours sur diastode). Le jour des élection du Président du CEUB venu, Adjor-Komlan Norbert devait exécuter le contrat avec Lom2 en donnant sa voix à ABENTÉ et son groupe qui baignaient dans les millions quand nous gémissions derrière les barreaux. C’est justement ce que le sieur Narcisse Dourma a dit dans sa publication du 29 juin, traitant proprement Adjor Norbert d’opportuniste. Chers lecteurs, et si vous étiez à la place de Narcisse, ne trouveriez-vous pas un autre mot plus fort que opportuniste pour qualifier mon camarade Adjor au regard de toute cette description inachevée de sa personne ? En quoi ceci devait-il l’irriter et surtout le faire caresser dans sa réaction celui qui l’a cité et s’en prendre en revanche à ma modeste personne ? Pourquoi cette haine qui ne finit jamais pour quelqu’un qui est né opposant et supposément «démocrate». Qui trompe qui au Togo ?
Au cours de l’assemblée générale élective du 17 février 2000 à la démocratie populaire, nous avions failli être poignardés par les miliciens (militaires en civil) envoyés par Lomé2 pour empêcher à tout prix ces élections. Nous n’avons eu vive sauve que grâce à la protection des étudiants. Où était Adjor en ce moment, lui qui avait empoché des billets de Lomé2 avec lesquels il préparait son voyage en Allemagne, c’est dégueulas pour celui qui se faisait « fesser tous les matins au mât quand il était au CEG » Encore qui trompe qui au Togo? Chuannnnnnnn !!!

En dépit de leur complicité avec le HACAM et leurs miliciens qui nous agressaient au cours de chaque AG lors de l’exercice de mon mandat, nous nous sommes montrés intraitables et jouissions du soutien indéfectible jamais connu des 18.000 étudiants de cette année 2000, et finalement c’est un de leurs miliciens agresseurs le feu Fofonè, paix à son âme, qui, malheureusement, trouvera la mort sur le campus lors de leur énième agression du 27 mars 2000, la colère des étudiants n’étant pas maîtrisable, ce que nous avons déploré, puisqu’en fait, il n’a été qu’un bouc émissaire.

Ce décès des leurs va occasionner mon entrée dans le maquis et l’arrestation, de deux têtes de pont du CEUB à savoir Kpélafia Koumoyi, alors Secrétaire Général du CEUB de mon temps et Tchadjobo Hanif Délégué du Département d’histoire et un des principaux organisateurs des AG, sur l e campus respectivement le 03 et le 11 avril 2000 (à Kpalimé dans sa fuite). Où était Adjor Norbert dans tout ça ? Lui qui prétend avoir été membre du CEUB ? Oui, nul ne dirait le contraire par principe, car il avait reçu le mandat par défaut des étudiants de la faculté de droit en tant que suppléant pour défendre les intérêts des étudiants de toute l’université au sein du CEUB, mais les intérêts «ventrologiques ou mieux personnels» ont pris le dessus sur le bon sens. Sinon comment peut-on comprendre qu’un opposant de première heure puisse donné toute honte bue sa voix à un group d’Abenté rejeté par l’ensemble des étudiants pour des raisons de corruption et avoir la conscience libre ? Va-t-il nier ça aussi ? A-t-il voté pour qui entre nous deux à savoir : Charles le-Bon Lamboni, considéré par le pouvoir comme candidat de l’opposition et manipulé par Gill Christ Olympio, et Abenté, candidat dans les bonnes grâces de Lomé2 ? Au Togo, c’est même d’actualité, lorsque vous n’êtes pas pour le régime, c’est que vous êtes contre eux. Et c’est vrai, ceux qui se disent centristes sont ceux que nous voyons au gouvernement de nos jours. Mais quant à moi et surtout à l’époque, je préférais me voir manipulé par un Gill que par un diable de Lomé2. Quant à Adjor Norbert, j’ai toujours respecté son choix et il en a gagné de son côté puisque les gnass dollars l’ont amené en Allemagne, peu importe le démenti qu’il fera. Il affirme que nous sommes au Canada parce que nous avions gesticulé , fait des grèves sauvages, etc… pour avoir une notoriété qui nous a permis de partir par le canal de l’Amnesty international et du HCR. Quoi de plus noble à mon avis que de partir si loyalement lorsque à un moment donné le pays était invivable pour nous. On ne lutte pas pour mourir lorsqu’il est possible de sauver sa peau, mais pour vivre et continuer le combat. Cependant, je salue la mémoire de tous ceux qui sont tombés dans cette lutte pour l’avènement de la démocratie. C’est plutôt à eux qu’il faut attribuer décemment le titre de héro. Ils sont morts mais leurs idées sont là et nous continuons de les défendre dans nos différentes assises.
Ce qui est paradoxale, c’est que ce monsieur Adjor Norbert qui s’est toujours comporté en traître depuis son bas âge a fondé sa demande d’asile en Allemagne sur le CEUB pour tromper la vigilance des gens et se prendre pour opposant, Oh ! Vraiment, à beau mentir, qui vient de loin ! Et si les gens loyaux avec une conviction claire n’avaient pas travaillé pour donner au CEUB cette crédibilité, sur quoi baserait-il sa demande d’asile? Aujourd’hui, un grand nombre de Togolais vivent à l’extérieur de leur terre natale pour des raisons d’insécurité, Adjor, va-t-il nous dire qu’ils ont gesticulé ou ont fait des grèves pour partir ? En tout cas, à vous, chers lecteurs, de le classer de quel côté des deux sensibilités politiques de notre pays que vous désirez ! Le pire , c’est qu’il va dans son dernier texte du 29 août jusqu’à qualifier le régime togolais d’avoir de piètres juristes pour ne nous avoir pas chargé de ce qu’il qualifie d’«intoxication des mineurs adolescents», alors que si le RPT en regorge tant, et c’est vrai, il en est un. Sinon Adjor Norbert , ne devrait-il pas être en mesure de comprendre que la plupart des révolutions ont commencé avec les étudiants en lui rappelant celle qui est plus proche de lui à savoir MO5 de 1990, de la Révolution française, du départ de Soerto en Indonésie et j’en passe.
Pour preuve de son anachronisme,Vous n’avez qu’à relire ces textes pour vous faire une idée du caractère peu logique et incongru de ces propos soit disant analyse, et pourtant il croit faire des publications vide de sens mais hautement appréciées par lui-même pour se faire l’IMPORTANT. Toujours dans le souci de s’exhiber, il aligne des titres fallacieux à la fin de ces textes, eux-mêmes creux. «
Anowaty Norbert Adjoh-Komlan ,
Membre de la CDPA-Togo et du SPD-Allemagne
Ex Délégué suppléant de la faculté de droit Ex secrétaire général intérimaire du CEUB».

Alors qu’il n’a pas la citoyenneté allemande, un éventuel convoyeur vers le Togo, il prétend maladroitement être membre du SPD-Allemagne, parti politique allemand comme si en Allemagne toutes les personnes vivant sur ce sol étaient à même de voter, sinon à quoi aurait servi son appartenance à ce parti. A-t-il fini d’apporter sa contribution à ses deux partis au Togo pour le développement de notre pays ? Vraiment, c’est le tonneau vide qui résonne !

Il parle des Accords internationaux et des textes de l’ONU qui auraient servi aux RPTistes pour nous infliger des condamnations plus sévères. De quels textes de l’ONU parle-t-il ? s’il n’était pas piètre juriste comme ses amis du RPT, il aurait pu nous citer ces dispositions de l’une des Résolutions de l’ONU ou du moins une Loi togolaise pour ainsi faire montre d’un juriste compétent dont la rigueur est supposée être la principale caractéristique de son raisonnement. Mais héla ! Veuillez lire son texte du 17 août intitulé : «Étrangers , nous le sommes : la mort est un gain » voir si vous pouvez vous faire une idée de là où il voudrait concrètement en venir.
Il parle aussi du poste de premier ministre usurpé en 1994 par Edem Kodjo en déclarant que c’était inconstitutionnel. C’est grave pour quelqu’un qui se veut imminent juriste et qui confond un principe démocratique aux dispositions de la Loi fondamentale. Notre Constitution ne prévoit nulle part, à moins d’être piètre juriste comme Adjor Norbert, une disposition qui empêchait le diable de Lomé2 de choisir sur proposition des noms la personne qui lui était favorable. Il avait l’obligation, bien entendu, de choisir un candidat de l’opposition et par principe démocratique, le poste de premier ministre revenait de facto à Me Agboyibor et non selon la Constitution. Qu’il nous démontre le contraire quand il étale ses lacunes en parlant d’inconstitutionnel relativement à ce point.

Il a prétendument fait des éloges du feu Katala, cela témoigne une fois de plus son appartenance par silhouette au CEUB, sinon comment ne devrait-il pas savoir que Katala a fini par tourner la veste et était devenu un RPTiste plus activiste que lui. Et c’est vrai, Katala n’est pas hypocrite, quand il choisit son camp, il agit à visage découvert. Il n’est pas un Adjor Komlan Norbert qui a un faux pied dans la CDPA et un autre vrai pied dans le RPT.

Parlant de la CDPA, il clame sur tous les toits son appartenance à ce parti et pourtant je ne l’avais jamais croisé à la réunion de ce parti dont plusieurs de mes camarades du CEUB sont membres notamment Foly Gbétey qui fut d’ailleurs responsable de la jeunesse de ce parti, présentement à Lyon, Kpélafia Koumoyi, Tchadjobo Hanif, Koffi Koutrémon, tous en France, Moutarou Salifou en Allemagne et j’en passe, car la liste est longue. Moi, qui n’étais qu’un simple sympathisant, je puis affirmer avec modestie connaître mieux la CDPA que lui qui fait la navette entre le RPT et ce parti(CDPA) dont la détermination pour l’avènement de la démocratie au Togo ne laisse personne indifférent. Alors, Adjor, conscient de mon affinité aux hauts responsables de ce parti pour la simple raison qu’ils m’apportaient leur soutien moral, politique et logistique qui nous ont permis de réussir nos actions sur le campus et ailleurs, il s’inquiète légitimement de m’avoir encore sur sa route politique, puisqu’il ne sait plus si je suis devenu membre de la CDPA, et aussi, il est conscient de son incapacité à m’affronter à toute élection, faisant ainsi allusion aux différentes élections de 1999 précitées.

Le meilleur stratège dans son pauvre entendement était de croire pouvoir forger des propos qu’il me prêterait à l’encontre du Professeur Gnininvi, Premier Secrétaire de la CDPA, en parlant des élections présidentielles de 1998. Admettons que cela soit vrai, si Adjor n’est pas trop nul, comment ne devrait-il pas comprendre minimalement mon refus d’aller superviser le vote pour la CDPA, alors que le président de mon parti d’alors UFC, reconnaît-il, était lui aussi candidat ? Il me confond à lui qui nage dans les eaux de la CDPA et du RPT.

Encore une preuve de son incohérence qu’il refuse maladroitement de reconnaître. Il affirme que je fus élu comme délégué de la fac en 1999 sur fond des propos régionalistes tenus par mon équipe de campagne contre lui, et pourtant cette équipe était teintée de beaucoup de couleurs ethniques de notre pays comme le sort en avait voulu à la création de cet État de l’Afrique de l’ouest. Veuillez relire plus haut et identifier la provenance de chacun à partir des noms, du moins de famille, des quatre piliers de mon équipe de campagne à la fac.

Dans le même texte du 25 juillet et plus loin vers la fin, il affirme sans vergogne que celui qui faisait la liste à la CDPA de ceux qui partent en Occident est de sa RÉGION, ce qui signifie d’emblée que normalement son nom devait y figurer, mais M. Awokou, comme il l’a bien cité à Kpélafia, est contre sa personne et le trouve un concurrent de taille dans sa région. Ahahahahah !!!! vraiment, le ridicule ne tuera jamais Adjor Norbert. Admettons avec pincettes que M. Awokou ait fait circuler des suspicions sur Adjor, cela ne confirme-t-il pas son clin d’œil au RPT à Atakpamé dans les années 90 dont j’ai fait mention plus haut ? A vous, chers lecteurs, de faire la part des choses ! Il faut être un Adjor Komlan Norbert pour ne pas se rendre compte que dans un même texte où il dénonce faussement des propos régionalistes tenus contre sa candidature au départ en Occident, il accuse son concitoyen de même région de n’avoir pas fait prévaloir cette considération régionaliste pour le faire partir au Canada ou en France, comme si c’était une raison suffisante en tant que opposant de naissance de se faire miroiter le départ en Allemagne par le régime après un prétendu échec à la CDPA.

Ce qui frise encore plus le ridicule et qui dénote le caractère mensonger, imaginaire et prétentieux de ce dernier quand il parle de révélations, c’est qu’il parle de liste que son frère de même région avait établi à la CDPA et à partir de laquelle, le parti nous faisait partir en Occident. On pouvait s’attendre que son imagination soit plus fertile qu’elle l’a été, mais à ma grande surprise, j’entends dire mon cher Kpélafia qui l’a appelé après son texte haineux du 25 juillet pour comprendre ses motivations, et du coup, il lui a promis d’envoyer dans sa boîte électronique la liste en question pour prouver la véracité de ses révélations. Oh ! mon Dieu, si l’exigence de la preuve était l’apanage des juristes, alors quel bon juriste est notre confrère Adjor qui va copier une publication de 2001 pour se servir de preuve, car tenez-vous bien, le lendemain, il envoie dans la boîte de Kpélafia ( chose promise chose faite) l’adresse des références de Togoforum, site sur lequel avait été publiées la liste et les fonctions des membres du bureau de OM5 renouvelé en 2001 au Bénin en ma présence et celles de messieurs Logo Dossouvi et de Koussawo Eloi en Belgique depuis après la Conférence nationale souveraine. Quand Kpélafia m’a transféré lesdites références, on s’est appelé après avoir pris connaissance de la soi-disant liste, pour ricaner durant près de dix minutes. C’est là où je me suis rendu compte encore une fois du manque notoire de discernement de monsieur Adjor Norbert. Même à un écolier, on ne pourrait jamais présenter un tel document et crier fort que c’est une liste des gens qui partent sous la bannière de la CDPA. Pire encore, dans son dernier texte du 29août , Adjor Norbert est tombé plus bas en référant ses lecteurs à cette liste, je vous prie de prendre quelques minutes pour jeter un coup d’œil sur ladite liste, vous comprendrez pourquoi j’avais trouvé intitule de répondre à un tel monsieur qui raisonne plus avec ses fesses qu’avec sa tête. Mais comme il a persisté, ma réponse devenait indispensable pour le mettre soigneusement et vraisemblablement à sa place.
Notez bien, chers lecteurs, que j’ai voulu éviter cette sale polémique sur cet important site des Togolais en m’abstenant de lui répondre, mais vous auriez pu constater qu’il en est à son troisième texte même si le deuxième était moins pertinent en termes d’attaque. En outre, et toujours dans le souci d’éviter de lui répondre par écrit, aussitôt informé par Lawson Alphonse des attaques dirigées contre ma personne dans son premier texte du 25 juillet, j’ai pris soin de chercher son numéro de téléphone dont disposait déjà Kpélafia, et l’ai appelé la même nuit sans tarder pour comprendre les motivations de ses attaques fondées sur de fausses révélations à l’endroit de ma personne d’une part et de notre mouvement dont il prétend avoir été membre d’autres part, n’est-ce pas que la courtoisie devait être de règle ?. Mais quelle n’a pas été ma surprise de l’entendre réagir comme d’habitude avec peu de retenue suite à un certain nombre de questions que je lui posais. « Mais pourquoi vous réagissez par ces appels téléphoniques (puisque Kpélafia l’avait aussi appelé pour les mêmes motifs), si vous êtes capables, allez aussi publier des choses sur le site et le débat continue» C’est là où avant de raccrocher, je lui ai dis que je suis étonné d’entendre, lui juriste, me parler de débat. En quoi ces attaques constituent-elles un débat ? On débat sur quel thème ?
Il croît être le seul à pouvoir écrire, oui, peut-être des mensonges, sinon, dans son dernier texte du 29 août, il affirme sans gêne que la réaction de Sanny Akobi paru sur le site le 17 août sous l’intitulé "PERSONNE NE RÉUSSIRA DE NOTRE VIVANT À SALIR LA MEMOIRE DU CEUB, est un texte collégial que nous avons rédigé, puisqu’il est le seul à pouvoir le faire et que Sanny en lui seul ne peut pas formuler une phrase, alors il faille que Karimou, Alphonse, Sanny et moi, nous nous mettions à table pour coucher les idées de Sanny.
Sanny Akobi qui est sur d’autres cieux depuis le 04août pour une durée de six mois alors que son texte paraissait le 17.août, Adjor Norbert trouve que ensemble nous avons rédigé le texte, certes, je n’en disconviens pas, car c’est faisable à distance, mais de grâce monsieur Adjor, nous avons tous été à l’école de Voltaire que toi. C’est seulement que certains parmi nous préfèrent agir que de bavarder sur les sites pour ne rien proposer. Les textes d’Adjor ont toujours été mauvaisement conçus pour attaquer, c’était pareil à l’endroit de Me Agboyibor et du sieur Yidi Komlan. Incapable de faire une réflexion séduisante et constructive, il crie fort pour voiler les sales besognes pour lesquelles le RPT l’a envoyé en Allemagne. En tout cas, à nos confrères de ce pays d’Europe, je conseille la prudence.


Charles Le-Bon Lorimpo Lamboni
Montréal
lorimpo@yahoo.com

Thursday, July 21, 2005

Une mission d'évaluation de l'UE a entendu les Togolais

Une mission d'évaluation de l'Union européenne conduite par Anna Silvia Piergrossi, vient de passer une semaine au Togo, durant laquelle elle a rencontré les membres du gouvernement togolais, les partis politiques, des représentants de la société civile, et visité des coins du pays.
22 engagements auxquels s'est souscrit le gouvernement togolais le 14 avril à Bruxelles, déterminent la normalisation, par leur véritable application, des relations entre le pays et l'Union européenne, qui a suspendu depuis 1993 sa coopération avec Lomé pour "déficit démocratique". Bruxelles a décidé de dépêcher la mission de suivi au Togo pour évaluer la situation.
A la suite du décès du président togolais Gnassingbé Eyadèma le 5 février dernier, la donne politique a semblé changé avec en ajout les élections présidentielles, empreinte de violence à l'issue de laquelle est sorti l'actuel président Faure Gnassingbé.
A cette mission, la Coalition de l'opposition démocratique de cinq partis, regroupant au départ six partis politiques, a souligné que la situation actuelle du Togo est différente de ce qui était le contexte des 22 engagements et que le peu de progrès réalisé avant le 5 février 2005 s'est envolé. Elle a fait la suggestion qu'on "prenne le problème à la racine" afin d'arriver à mettre rapidement en place un gouvernement d'union nationale qui aura à organiser les élections plus tard.
La position de la Coalition a trouvé apparemment appui au niveau du Rassemblement pour le soutien à la démocratie et le développement (RSDD), dont le leader Harry Olympio, estime qu'il est important, au regard de l'évolution de la situation politique depuis le décès du président Eyadèma, de faire des "rajouts" aux 22 engagements.
Le parti au pouvoir, le Rassemblement du peuple togolais (RPT), présente ses travaux avec la mission comme ayant tourné essentiellement au tour de la reprise du dialogue nationale et s'annonce "totalement ouvert" à cet effet et prêt à y prendre part dès que le gouvernement prendra les dispositions.
Au niveau de la Convergence patriotique panafricaine (CPP), du Premier ministre Edem Kodjo, on annonce avoir fait une appréciation des efforts qui ont été faits par le précédent gouvernement pour "rendre visible un certain nombre des 22 engagements", et pense devoir tout faire pour que ces engagements deviennent une réalité, alors que la société civile indique qu' il y a eu des efforts mais beaucoup reste à faire.
Selon la mission européenne, les gens pensent qu'il faut continuer par discuter, par dialoguer sur des points essentiels pour l'avenir politique du pays. Anna Silvia Piergrossi a cependant précisé que les 22 engagements constituent le cadre du dialogue de l'UE avec le gouvernement togolais et qu'on ne peut pas le changer.
Au regard des irrégularités et des violences du scrutin présidentiel du 24 avril dernier, Mme Piergrossi relève que "les gens ne voudraient pas que cela se reproduise avec les législatives".
La mission s'est achevée le 17 juillet, et les Togolais attendent ses conclusions, s'interrogent sur sa finalité et la possibilité de normalisation totale de la coopération de l'UE avec le Togo, après la reprise partielle intervenue le 15 novembre 2004.
(Xinhua, Lomé, Togo, 19 juillet 2005)


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Togo:le fils succede au pere.
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Amnesty dénonce la répression et le rôle de la France au Togo

Amnesty International a dénoncé mardi la répression au Togo lors des jours qui ont précédé et suivi l'élection présidentielle du 24 avril 2005, remportée par Faure Gnassingbé, l'un des fils de l'ancien président Gnassingbé Eyadéma.
Dans un rapport intitulé "Togo: l'histoire va-t-elle se répéter ?", Amnesty analyse les atteintes aux "droits fondamentaux" qui ont incité plus de 30.000 Togolais à trouver refuge au Bénin et au Ghana, deux pays limitrophes.
Amnesty International indique n'avoir pu établir "un bilan exhaustif" des morts, mais dit avoir établi "une liste de 150 noms".
Le rapport souligne que "le total est bien plus élevé, car de nombreux témoignages ont fait état de corps non identifiés déposés à la morgue ainsi que de cadavres enterrés sans avoir été enregistrés au préalable dans les hôpitaux ou à la morgue".
Le 13 mai, la Ligue Togolaise des Droits de l'Homme avait avancé un bilan provisoire de 811 morts.
Le gouvernement togolais avait réagi immédiatement en qualifiant le rapport de "plaisanterie de mauvais goût".
Compte-tenu de la "gravité" des informations recueillies, Amnesty réclame notamment la mise en place d'une commission d'enquête internationale, et demande aux pays accordant une aide militaire au Togo, "notamment la France", de s'assurer que les transferts en matière militaire, de sécurité et de police ne soient "pas utilisés contre la population civile".
Amnesty International rappelle que le ministre des Affaires étrangères français Michel Barnier avait jugé le 26 avril le scrutin au Togo globalement satisfaisant "malgré un certain nombre d'incidents".
Deux jours plus tard, le commissaire européen à l'Aide au développement, Louis Michel, s'était déclaré "fortement préoccupé par les violences et les exactions commises à l'encontre des civils, dans le contexte de l'élection présidentielle".
Amnesty "estime qu'il est temps que la France tire les leçons des récentes violations des droits humains commises par les forces de sécurité togolaises et exige que la promotion et la protection des droits humains deviennent une priorité des relations entre la France et le Togo".
L'organisation demande également au gouvernement français de "reconnaître sa part de responsabilité dans la crise des droits humains dans laquelle le Togo est plongé et d'agir pour mettre fin à ces atrocités".
(AFP, Paris, France, 19 juillet 2005)


Elections controversees au Togo
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Miss Fespam 2005



Edwige Grâce Madzé Badakou a été élue samedi dernier à Brazzaville Miss Fespam 2005. La miss Togo en exercice, choisie parmi les 10 Miss présentes au concours, a été plébiscitée par le jury et le public. Elle dédie sa couronne à tous les Togolais dont le pays traverse une difficile crise politique. Interview.

La nouvelle Miss Fespam s’appelle Edwige Grâce Madzé Badakou. La jeune étudiante, Miss Togo en titre, a décroché samedi, au Palais du parlement, à Brazzaville, (Congo) la couronne de reine de beauté du 5e Festival panafricain de musique (Fespam) devant 9 autres Miss du continent. Sa première pensée est allée aux Togolais qui traversent une passe difficile. A 23 ans, la charismatique et délicieuse lauréate prépare une maîtrise de management. Elle entend assurer la promotion du Fespam et militer pour une meilleure législation pour protéger les artistes.
Afrik.com : Quel a été votre premier sentiment à l’annonce des résultats ? Edwige Grâce Madzé Badakou : Cela a été évidemment une immense joie. En participant à Miss Fespam, je voulais avant tout représenter valablement le Togo. Le Fespam est un événement événementiel. Mon élection participe à faire parler de mon pays. A l’annonce des résultats, ma première pensée a été à tous les Togolais qui traversent une crise difficile. Et je voudrais mettre ma couronne sous le signe de la paix.
Afrik.com : Comment a réagi votre entourage ? Edwige Grâce Madzé Badakou : Je pensais faire la surprise à mes parents. Mais quand je leur ai téléphoné, ils étaient déjà au courant. Ils étaient très contents et ça m’a vraiment fait chaud au cœur.
Afrik.com : Que représente pour vous le concours de Miss Fespam ? Edwige Grâce Madzé Badakou : C’est un événement d’envergure internationale et la lauréate est un peu l’ambassadrice de la musique africaine, qu’on aimerait voir plus importante dans le monde.
Afrik.com : Quelle cause allez-vous défendre à travers votre mandat ? Edwige Grâce Madzé Badakou : Celle de la promotion du Fespam. J’ai fait ma petite enquête au Togo avant de venir à Brazzaville et je me suis rendue compte que peu de personnes, en dehors de ceux du milieu de la culture, ne connaissaient vraiment le Festival. Par ailleurs, je vais essayé de militer pour la protection des artistes. J’aimerai, à mon niveau, faire une requête pour une meilleure législation afin de protéger les artistes (d’abord) au Togo. Ce serait déjà une grande victoire de pouvoir faire entendre ma voix à l’Assemblée nationale.
Afrik.com : Toutes les candidates de Miss Fespam sont des Miss ou des dauphines nationales. Avez-vous vraiment conscience de participer à un concours continental ? Edwige Grâce Madzé Badakou : J’en ai profondément conscience. J’en ai d’autant plus pris conscience en voyant les autres candidates, comme Miss Côte d’Ivoire ou Miss Niger. Nous étions bel et bien concurrentes. Toutefois sans animosité.
Afrik.com : Miss Togo, Miss Fespam, quelle est pour vous la prochaine étape ? Edwige Grâce Madzé Badakou : La retraite (rire). Mon mandat de Miss Togo se termine le 27 août prochain. Je vais donc assumer mon rôle de Miss Fespam en fonction du programme d’activités que l’organisation va mettre en place.
Afrik.com : Qu’est ce qui vous a poussé à tenter des concours de beauté ? Edwige Grâce Madzé Badakou : Cela n’a jamais été un rêve d’enfance. Au contraire, j’étais plutôt une détractrice du système de Miss. Parce que je trouvais qu’une fille digne ne devait pas se mettre pratiquement nue devant des spectateurs. Mais j’ai rencontré Miss Togo 2001 (Sandrine Agbopké, ndlr), qui par son comportement m’a faite changer d’avis. J’ai d’abord été Miss Campus. Des collègues tenaient absolument à ce que je participe. Au départ, j’ai jeté la feuille d’inscription aux orties, mais devant leur insistance, j’ai fini par céder.
Afrik.com : Souhaitez-vous embrasser une carrière de mannequin ? Edwige Grâce Madzé Badakou : Absolument pas. La seule idée de défiler me fait trembler. Et puis je ne suis pas adepte des régimes, j’aime trop manger (large sourire).
Afrik.com : En tant que Miss et en tant que femme, vous devez être très sollicitée par la gente masculine. Comment faites-vous face à la situation ? Edwige Grâce Madzé Badakou : J’ai appris à comprendre que les hommes s’intéressent plus à la Miss qu’à la personne et à ma personnalité. Miss, c’est un peu de la poudre aux yeux. Même si j’étais une vieille femme édentée j’aurais du succès en tant que Miss.
Afrik.com : Etes-vous un cœur à prendre ? Edwige Grâce Madzé Badakou : (sourire) Je ne répondrais pas à cette question.
mercredi 20 juillet 2005, par David Cadasse (afrik.com)