Wednesday, September 21, 2005

DOSSIER ADJOH-CEUB:1er message de adjoh

Ce texte est le 1er message de Norbert Adjoh-Komlan publie le 25 juillet 2005 sur le site diastode.org.Ce texte suscitera une reaction de la part de Sanny Akobi:reaction a laquelle Adjoh repondra par une autre intervention.Puis Charles LAMBONI,largement attaque par Adjoh dans ses ecrits,publiera sa mise au point.(dont nous avons publie le texte integral le 2 septembre 2005) .Bonne lecture.

La redaction


RÉACTION CONTRE LA RÉACTION DU 29 JUIN 2005 DE NARCISSE DOURMA
Apres quelques semaines d'absence sur le site diastod.orge, mon retour me prouve que mon absence n'est aucunement justifiée. Car une opportunité m'attendait. Celle de lever d'une part partiellement le voile sur le CEUB, d'autre part sur ceux qui se reclament du CEUB et ailleurs ce qu'ils se cachaient les uns les autres, et enfin leur dessous table.
Mon cher Narcisse Dourma, je te félicite encore pour tes déterminations dans les luttes que nous menions au CEUB et aussi pour celles que tu as abattues tout seul après. Aujourd'hui, permets-moi de te reveler ce qui t'échappait et qui n'était que de l'injustice. L'ignorance et la naiveté dans lequel tu avais mené ta lutte demeure encore. Témoin, ta phrase: «Et Adjoh Norbert, n'a t il pas joué à l'opportunité lorsque le CEUB avait besoin de sa voix pour donner la présidence à Charles Lamboni?»
Je veux tout simplement te dire que je ne suis pas entré dans le CEUB pour apprendre à m'opposer au régime Eyadéma, mais j'étais depuis mon enfance engagé contre ce régime. Depuis avant les années 1990, période dans laquelle tout le monde était du RPT, je refusais déjà l'animation. Les matins, je recevais mes fessés au mât devant tous les éléves avant de rentrer en classe. Ce qui m'avait obligé à quiter le CEG/ELAMO pour le CEGA/ENS d'Atakpamé. Ce qui a aussi motivé le fait qu'à partir du CEGA/ENS, j'avais toujours voulu être responsable, pour me dispenser de certaines obligations partisanement rptiste. Puis après, je me suis interessé à occuper des postes de responsabilité (…)
Pour revenir sur l'affaire du CEUB, je te demanderai de suivre avec attention ces révélations. J'ai lu avec le sérieux que mérite ton point de vue. J'ai souri à double sens: le premier, c'est d'avoir les nouvelles d'un camarade de lutte perdu de vue depuis des années. Le second sens, c'est que je m'était dit: «Mais, Narcisse Dourma est encore dans le noir de ces affaires?».
La lutte que nous menions dans le CEUB était d'intérêt à beaucoup de nos camarades de lutte. Il faut que tu le saches et que tu cesses de considérer certains comme des héros supermen, après t'avoir untilisé pour gagner leur pains. A moins que tu aies été aussi dans le cas.
Lorimpo Charles Lamboni par exemple était un ami depuis le College St Albert le Grand d'Atakpamé. J'ai toujours partagé le même banc avec lui. Il a toujours été mon directeur de compagne. Mes mots de campagne ont toujours été: «On ne s'improvise pas meneur d'homme, c'est un don. C'est à l'œuvre qu'on connaît l''artisan, et j'ai toujours été un bon artisan». Fidéle à moi, mon cher Lamboni avait toujours répété ces phrases pour battre campagne. Et nous avions à chaque fois gagné. A l'Université, nous avions fait la même chose en Ier et 2eme année de Droit, de 1996 à 1998.
Mais politiquement, nous étions des adversaires. Nous finissions toujours nos débats politiques en queue de poisson. Cela est dû au fait que Lamboni Charles le bon, ait été (peut-être qu'il ne l'est plus) de la sensiblité UFC et moi je suis de la CDPA.
En juin 1998, j'étais passé voir Lamboni chez lui. C'était pour le solliciter comme délégué dans un bureau de vote dans le compte de la CDPA. Mon cher ami m'avait fait comprendre tout ce que je n'imagninais pas du Prof. Gnininvi. Il a traité le Prof. d'opportuniste assoifé de pouvoir, non populaire. Il a terminé en me disant que le Prof ferait mieux de demissionner au profit de Gilchrist Olympio. Et que lui Lamboni, il n'irait jamais surveiller un bureau de vote dans le compte de quelqu'un qu'il ne surporte pas.
L'année suivante 1999, c'était l'année de revirement idéologique motivé par l'intérêt de quitter le Togo pour le Canada ou la France. Quel jeune étudiant ne voudrait pas quitter le Togo, pour étudier en occident? Pour y parvenir, il fallait militer dans le CEUB, gesticuler, organiser des grêves, motiver les étudiants. Ainsi, on se fait remarquer et on obtient des points qui permettent de faire la valise du départ. Parce que le RPT était hostile à ces genres de choses. Par ailleurs, non seulement les barons étaient hostiles, mais aussi ils les punissaient sauvagement. Il fallait alors créer une situation dangereuse à vie ou d'épée de Damoclés, qui pése sur sa tête pour gagner le passport du Canada.
C'est ainsi que l'amitié de Lamboni et moi s'était déchirée. Lamboni ne pouvait plus me soutenir pour que je sois le Délégué général de la Fac de droit pour militer dans le CEUB et partir au Canada, le laissant à Lomé dans la galére. Donc, il faut qu'il se batte aussi. Ainsi, lors des élections de la fac (Délégué général de la Fac de droit), mon cher Lamboni me l'avait ouvertement déclaré et a ajouté qu'il sera candidat lui aussi. Ainsi il a trouvé, pour ternir mon image et gagner les élections, deux bons arguments de mots de compagne que voici: «Depuis plus de 10 ans que je connais Norbert Adjoh, il a toujours été major de classe et Délégué à l'Unversité. Même dans ces groupes de travaux dirigés, il est aussi responsable sans donner de chance à d'autre étudiants d'assumer le moins soit-il, une responsabilité. C'est bien contre cela que nous luttons au Togo. Depuis ma naissance, c'est Eyadema et il ne veut pas partir. Si à l'Unversité nous ressemblons déjà Eyadéma, que ferons-nous dans la vie pratique?»
C'était une bonne raison pour m'évincer. Et cette raison avait bien payé à Lamboni. Combien de fois je n'avais pas été hué par les étudiants me demandant de retirer ma candidature? Combien de fois les étudiants ne m'avaient-ils pas dit que «nous t'avons toujours vu faire. Tu fais bien, mais laisse aussi quelqu'un faire pour que nous puissions bien comparer. Même Lamboni, ton meilleur ami et toujours directeur de campagne, te demande de te retirer».
Le second mot était bien un argument tribal que Lamboni et ses accolytes avaient taillés de toute piéce pour maximiser les vois des étudiants du nord dans leurs paniers. Nous étions 6 candidats. Les 5 autres candidats s'étaient réunis en coalition contre le candidat Norbert Adjoh. Les derniers jours de campagne, je n'avais plus battu campagne, parce que je savais que leur coalition me donnait un avantage. Il fallait un délégué et son suppléant. C'était clair que je serai suppléant même si on me battait et que tous autres candidats s'effaceraient au détriment de Lamboni. Le jeu était joué et j'étais suppléant.
(…) Je n'avais jamais été mis sur la liste des étudiants en danger qui pour racheter leur vie, devraient partir sur le Canada, la France l'Allemagne ou que sais-je encore. C'était pour la simple raison que d'une part, Lamboni a bien lutté pour se faire héro à ma place. Je le félicite une fois encore; car la vie est un combat. Et ne gagnent que ceux qui luttent dans la vie. D'autre part le responsable qui devrait dresser la liste est de mon parti et de même région que moi (indice). Dans le souci de tuer mon allure et mon charisme politique pour peut-être éviter un concurrent de sa région dans le parti, il a toujours terni mon image auprés de ses pairs. Il a réussi à faire circuler la souspicion sur ma personne. Ce qui avait avantagé mon cher ami Lamboni (…).
C'est aussi le lieux de présenter mes excuses à Komlan Yidi, qui était un ami et camarade de lutte et du parti la CDPA. Yidi a vu tous ces camarades partir et il est toujours resté à Lomé, malgré son grand militantisme d'alors dans la CDPA. Il a vu partir les Lamboni, Lawson, Kpelafia, Koutremon et beaucoup d'autres qui n'étaient même pas membres du parti au moment où lui, il se privait de sommeil pour la cause du parti. C'est de l'injustice. Je lui présente des excuses pour ma réaction contre son comportement du début d'année 2004. Je ne justifie pas son comportement, et je ne cherche pas lui donner raison, mais quelque part il doit bénéficier des situations atténuantes que je n'avais pas su lui accorder dans mes propos laconiquement salés et amers à son égard.
Pour finir, je refuse tout propos à mon égard, «jouer l'opportunité», comme l'a écrit Narcisse Dourma qui ignorait toutes les circonstances d'alors. Je ne saurai jamais de mon vivant voter contre ma propre candidature. En revanche, je saurai retirer ma candidature au détriment d'un tiers. Tant que ma candidature est maintenue, je me battrai pour me faire élire. De même, je ne saurai jamais voter pour quelqu'un, ne serait-ce que pour lui faire plaisir. J'ai toujours milité dans la politique et dans la lutte au Togo, dans le noble souci d'alternance et non parce que je voulais me rendre en Europe, aux USA ou au Canada.
Mon cher Narcisse Dourma, une derniere question à laquelle tu dois me répondre, est de savoir si Lamboni ou les autres membres du CEUB d'alors, t'avaient informé qu'au bout de leur lutte, le Canada ou l'Europe les attendaient. Mais Abente et les délégués de la Médécine le savaient. Mais ils ignoraient celui qui ouvrait la porte. Ils n'avaient pas accès à la personne, c'était ce qui motivait la différence de leur comportement. Je le savais aussi, mais celui qui avait la clé et ouvrait la porte aux étudiants n'était pas favorable à moi.
Mon grand souhait est que les choses au Togo, pour qu'on se retrouve un jour au grand complet pour fêter tout azimut nos succès, nos honnêtetés, nos déterminismes et engagements pour de bonnes causes de certains. Ensuite, nous fêterons aussi en retrouvailles, nos échecs, nos fourberies et duperies, nos manœuvres machiavéliques et hypocrites, puis enfin nos malhonnêtetés nourries d'intérêts pour d'autres. Je me bas et je me battrai toujours pour de bonnes causes.
(À suivre dans une prochaine publication)
Allemagne, le 22 juillet 2005 Norbert A. Adjoh-Komlan Membre de la CDPA-Togo SPD-Allemagne

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