Wednesday, September 21, 2005

DOSSIER ADJOH-CEUB:Adjoh revient a la charge

Adjoh reagit au texte de Sanny Akobi dans cette reaction publiee le 30 Aout sur diastode.org.


RÉACTION À L'ARTICLE "PERSONNE NE RÉUSSIRA DE NOTRE VIVANT À SALIR LA MEMOIRE DU CEUB"

«Le bon sens est la chose du monde la mieux partagée» dit le philosophe René Descartes dans Discours de la méthode. Puisque le bon sens est aussi l'art de répondre aux préoccupations et aux soucis d'autrui, je veux bien soulager mes ex camarades de lutte du CEUB. Je vais partir de quelques réalités incontournables et incontestables pour fonder mes propos. Ainsi, je citerai certains grands teneurs de plumes dont je partage les points de vue.
Dans son livre Les combustibles, Amélie Nothomb dit: «Un livre, c'est un détonateur qui sert à faire réagir les gens». Mes propos du 25 juillet 2005 ont bien confirmés la pensée d'Amélie Nothomb. Témoin, le long discours collégial (…) très riche en anachronisme, en contradiction aussi bien qu'en incohérence; rédigé par mes chers amis du Canada. Mes propos ont été vraiment un détonateur. Monsieur Sanny A. Akobi écrit (puisqu'il est le signataire de l'acte collégial): «Pour une fois que nous sommes tenus d'intervenir…», pour justifier qu'il n'épilogue presque pas; du moins sur ce site. Ce qui est vrai parce que j'ai nullement réussi à retrouver ses articles. J'ai compris que la détonation de mes propos était si forte, qu'elle a réussi à réveiller un certain vieux loup Sanny Akobi qui depuis des années (trois au moins) hibernait dans sa tanière canadienne. (…)
(…) Au lieu de raisonner, Monsieur Akobi a fait une narration de leur vie dépourvue de toute véracité. De toute façon, les contradictions sont énormes. Tout lecteur peut sans beaucoup d'effort découvrir que le souci de camoufler les réalités a engendré ces contradictions soigneusement glissées dans leur texte. Tantôt, mes chers amis me traitent d'inconnu dans le CEUB, tantôt ils me traitent d'improviser, tantôt de faiseur de coup d'état du CEUB… «Inconnu… faiseur de coup d'Etat… improviser…» tous ces qualificatifs devraient à mon avis renvoyé à un personnage redoutable.
Les faits réels et incontestables, c'est que nous avions œuvrés tous ensemble dans le CEUB. Sont membres de ce conseil, les délégués généraux et leurs suppléants. J'étais bien sûr le suppléant de Lamboni L. Charles, donc membre du CEUB. L'histoire l'a déjà enregistré dans ses pages. Une question reste posée qui est de savoir si je n'étais pas connu du CEUB, comment aurais-je participé au coup d'Etat faisant allusion au bureau de Monsieur Abente, dont j'étais le secrétaire général démissionnaire quelques heures plus tard. Un autre fait réel, c'est bien les rapports de nos réunions que j'avais rédigés avec tacts et abnégation, dont vous vous servez aujourd'hui comme preuve dans vos demandent d'asile.
S'il faut relever toutes vos contradictions, je ne finirai pas car je voudrais bien consacrer mon temps à d'autres choses. Mais je tiens à préciser qu'au début de vos propos vous voudrez jouer aux sages, mais toute suite on se rend compte que cette sagesse n'existe pas vraiment. Vous disiez «qu'aucune œuvre n'est parfaite». Quand on sait qu'aucune œuvre n'est parfaite, logiquement et honnêtement on accepte les remarques et surtout les critiques que les autres font sur l'imperfection de ses œuvres. Accepter qu'aucune œuvre n'est parfaite, et refuser les critiques et les remarques, laisse à croire à une hypocrisie nourrie la malhonnêteté.
En tout cas, une autre chose reste vraie, c'est que Adjoh-Komlan A. Norbert n'a jamais mis pied à Lomé II et n'a jamais pris l'argent à Lomé II, tel que l'avaient fait les autres Délégués du CEUB en 1999, pourtant à l'époque plus mordants que lui. Quand on aime de l'argent, on cherche en avoir d'avantage par des voies faciles. Et au Togo, la voie plus facile c'est bien celle qui cogne aux portes de Lomé II.
Vous aviez connu la prison pour quarte jours. Ça vaut le coup, souffrez que je vous le dise. Dans le RPT, c'est de cette manière que ça fonctionne. Si vous vous rebellez après avoir pris de leur argent, ils vous le font vomir. Chers amis, vous aviez vomis les 200.000 fcfa que chaque délégué avait eus. Pourquoi n'aviez-vous pas eu le courage en ce temps là de dévoiler pendant les AG, que vous aviez pris une bagatelle d'argent de 200.000Fcfa chacun en échange du calme et de la cessation des grèves sur le campus? J'avais pourtant réagi, quand vous étiez en prison en cherchant un avocat pour s'occuper de votre dossier. Je prends Maître Ajavon Zeus Atta-Mensah, enseignant à la Faculté de droi tà l'époque pour témoin. C'était lui qui m'avait conseillé l'avocat à consulter. Je note que cet argent, Lamboni ne l'avait pas eu puisqu'il n'était pas à Lomé II. Pourtant il avait gémi sous les verrous avec vous. Mais j'ignore s'il avait eu sa part de gâteau plus tard. Par ailleurs, Lamboni Lorimpo Charles dément mon propos selon lequel j'avais demandé son assistance dans un bureau de vote. Pour se défendre, il évoque un argument simpliste qui expose son ignorance des principes de la CDPA. En effet, en 1998 dans le grand souci de gagner les élections, les délégués de la CDPA aussi bien que ceux de l'UFC devaient travailler sans distinction de parti. Si un poste de délégué de bureau de vote d'un des deux partis est vacant, l'autre parti pourrait se recourir à la main-d'œuvre auprès du parti qui avait un excédent. C'était un accord qui avait coûté de l'argent inutilement à la CDPA, puisque nous nous sommes abondamment servi des jeunes de l'UFC. Moi j'avais recruté beaucoup de ces jeunes qui n'avaient même pas voté pour nous. Toutefois, ces jeunes qui nous avaient plus ou moins servi avaient mieux compris l'idéologie de la CDPA selon laquelle: «démocratie d'abord et multipartisme ensuite».
Vous écrivez qu'en 1999, le CEUB avait atteint son apogée sous la houlette de Lawson-Hellu Alphonse. Je comprends maintenant pourquoi juste après Lawson, le CEUB n'avait plus jamais retrouvé sa puissance et sa notoriété. C'est parce que lorsqu'une puissance atteint son apogée, elle chute. Voila le CEUB a chuté sous Lamboni. Vous dites d'autre part que vous partiez en 2001 et que M Lamboni n'était pas encore élu président du CEUB. Dites exactement la période dans laquelle ce dernier était hissé à la tête du CEUB. Ces propos ne sont qu'une incohérence anachronique. Veuillez chers amis, contacter Narcisse Dourma et il vous rafraîchira la mémoire sur la date de son élection et la période du règne de notre seigneur LL Le bon C. En revanche, vous auriez pu me dire que vous étiez parti lorsque suite à notre lutte, rien n'allait plus. Si tout allait bien comme vous le dites, pourquoi vous étiez partis. Nul n'ignore qu'au Togo rien n'a jamais bien été.
En plus, M Sanny Akobi évoque que la campagne de sensibilisation dans les secondaires avait été menée sans moi. Je vous l'avais dit lors d'une de nos réunions, et après avoir pris part à deux de ces campagnes, en l'occurrence celles du lycée technique d'Adjidogomé et du CEG d'Adjidogomé, qu'il fallait mettre fin à cette campagne. La raison suffisante et juridique que j'avais évoquée était relative aux accords internationaux et certains textes de l'ONU selon lesquels «l'école doit resté hors de toutes entreprises politiques». Ceci est justifié par le fait que les écoliers sont des mineurs. Tenez-vous bien, qu'à chaque fois qu'un problème de droit se posait, vous nous avez contactés dans nos réunions pour dire le droit. M Lamboni et moi, délégué de la fac de droit, n'hésitons absolument pas de jouer aux exégèses. D'ailleurs, les RPT avaient des piètres de juristes, sinon c'était «l'intoxication des mineurs adolescents» qui devraient être retenu contre vous lors de votre procès. Dans ce cas, une violation des textes nationaux et internationaux serait évidente.
Chers amis, nous avions mené une lutte, certes. Suite à cette lutte, chacun avait un danger qui pesait sur sa tête, c'est évident. Le responsable politique qui vous avait dit que «aucune lutte n'est possible à partir de la tombe», avait raison. Parce que resté au pays, rares seraient encore vivant parmi nous. C'est une évidence et je ne le mets pas en cause. Je peux même vous rappeler que nous avions été objet menace ouverte de la part du Ministre Koffi Sama, Ministre de l'éducation d'alors. Ce dernier nous disait dans sa salle de réunion du ministère que: «Vous êtes semblable à un grain de sable à la plage ou encore à une goutte d'eaux dans la mer, si vous tombez, la vie continue normalement son cours sans vous. Certains jeunes ont commencé bien avant vous, où sont-ils aujourd'hui, oubliés et nul ne parle plus d'eux» Les menaces étaient évidentes et le danger était présent. Toutefois, je voudrais vous faire comprendre les premières motivations qui vous avaient soudainement propulsé dans ce périple.
Vous n'êtes pas les pères du système de lutte d'intérêt. Nombre de nos aînés ont fait pareil. Je cite nommément le grand diplomate Edem Kodjo, doublement premier Ministre. Le 12 octobre 1992, quand il fît mourir le Togo dans une grève générale sans précédent, tous les dimanches soir il montait au créneau pour décréter la continuation de la grève. Dans les foyers, pères mères et enfants attendaient impatiemment devant leurs petits écrans l'apparition de Edem Kodjo Edouard pour pousser des cris de victoire. Seulement, deux ans plus tard après les législatives de 1994, il fît une coalition avec le RPT pour se faire nommer inconstitutionnellement Premier Ministre au détriment de Yawovi Agboyibor. Je varie les exemples sans commentaire en citant: le Ministre des Affaires étrangères Zarifou Ayéva, le PM de la transition Joseph Kokou Koffigoh, l'ex Ministre de la Jeunesse Freitas, le syndicaliste et ex Ministre Kokou Tozoun, et l'ex Préfet Oladokoun, pour ne citer que ceux-la dans une méga d'exemples. Je ne passerai pas sous silence la nouvelle génération des traites dont l'un est des nôtres du CEUB. Je fais allusion au Délégué Gilbert Atsou, aujourd'hui secrétaire d'Etat auprès du Ministre de la jeunesse. J'ajoute le cas de Maître Abi Tchéssa, aujourd'hui Ministre. Quand j'étais encore à la faculté de droit de Lomé, Maître Abi et ses collègues chargés de travaux dirigés à la fac dont Dr Agnina Yacubu (Jacob comme il se faisait appeler, c'est un ami à moi), Dr Wolou et autres avaient initié le PS. Comme je suis spécialiste des réserves, j'avais porté mes réserves sur la crédibilité de leur parti dans le seul souci que le petit Togo de cinq millions d'habitant ne devrait pas compter plus de cent partis politique comme c'était le cas. Les faits me donnent raison aujourd'hui et je voudrais que M Agnina Jacob puisse me répondre au regard des discussions que j'avais eues avec lui. Qu'il fonde le fait que Maître Abi ait été dans la coalition oppositive avant les élections du 24 avril 2005 et après les élections il se retrouve dans le gouvernement du camp adverse sans les autres membres de la coalition ni leurs accords. Il est très espiègle dans son double jeu. De toute façon, il savait que cette occasion était la bonne. Il fallait se rapprocher de l'opposition parce qu'il avait déjà la confiance du RPT. Ce qui signifie que, que l'opposition gagne ou que le RPT gagne, lui il serait dans les affaires.
Assez de digressions, je remonte à bord du train de mes amis du CEUB. Je cite quelques points qui méritent commentaire et dont je m'en passe. M Akobi écrit: «Et il a fallu des heures de discussion pour convaincre Lamboni Lorimpo Charles qu'il était l'homme de la situation et qu'il devrait accepter prendre les reines du CEUB. Il ne sera informé de notre démarche pour partir que plus tard». Pauvre de toi Adjoh-Komlan Norbert, que tu «descendes aussi bas» en disant la vérité. Surprenant n'est-ce pas? En citant Amnesty International et le HCR, vous ne faites que confirmer mes propos. Vous aviez bien fait ce qu'il fallait pour obtenir la protection de l'AI et du HCR. M Akobi écrit que ce dont je suis capable c'est le putsch. Si je suis putschiste, logiquement M Lamboni Lorimpo Charles est aussi putschiste. Puisque nous avions pris part ensemble à ce que vous appelé putsch. Il m'avait proposé au poste de secrétaire, j'avais accepté la proposition et il avait voté pour moi. En réalité c'est lui le putschiste, sachant qu'il me poussait dans un gouffre. (…)
Pour terminer je vous propose le lien suivant, pour prouver la liste dont j'ai parlé et dont vous avez réclamé la preuve: http://www.togoforum.com/M05Coordination.htm Je voudrais vous signifier que ce n'est pas pour des raisons d'asile qu'il faut laisser des pages de l'histoire togolaise s'envoler. Si moi j'étais à votre place, «mal formé en droit que je sois» comme vous l'avez soigneusement remarqué, j'exploiterai plutôt ces propos pour soutenir mon asile. Malheureusement pour moi je ne suis pas dans le cas.
Je laisse mes propos ouverts sans conclusion. Tout lecteur tirera sa conclusion. Si dans l'avenir une conclusion s'impose, je reprendrai ma plume. Je ne saurai d'ailleurs conclure, pour n'avoir pas commenté tout ce qui s'apprête à l'analyse dans vos propos. En revanche je formule le vœu à tous les organismes chargés de demande d'asile dans le monde, que le dossier togolais soit traité avec toute diligence et intérêt au regard de la barbarie du père en fils que connait peuple togolais. Mais aussi, je prie les puissances prêteuses du droit d'asile au Togolais de croire à l'assurance de mes sentiments les meilleurs, que le droit d'asile ne serait jamais la solution au problème togolais. Pour ce faire, je les invite à nous apporter une aide réelle pour donner une fin définitive à notre problème au Togo. Je crois qu'ainsi, l'affaire d'asile des togolais serait définitivement clôturée. «On est mieux que chez soi». Mais aucun togolais ne s'est jamais senti mieux au Togo.
Pour vous chers amis du Canada, je n'en veux à personne parmi vous. Je vous réitère ma confiance et je suis avec vous de tout cœur. Mais cela ne m'oblige pas à voiler certaines pages de l'histoire du Togo déjà trop périlleuse. Je partage la paix avec vous.
Allemagne, le 28 août 2005 Anowaty Norbert Adjoh-Komlan Membre de la CDPA-Togo et du SPD-Allemagne Ex Délégué suppléant de la faculté de droit Ex secrétaire général intérimaire du CEUB

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