Wednesday, April 27, 2005

Voici quelques photos de la repression barbare et sauvage de la contestation populaire le 26 avril a Lome.


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26 avril2005
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Maintenant ou jamais

27 Avril ,date historique pour les Togolais.En effet il y a 45 ans notre pays accedait a la souverainete internationale apres une lutte acharnee et d 'immenses sacrifices.Et aujourd 'hui le peuple togolais se retrouve une fois encore face a son destin:il doit arracher sa victoire obtenue par les urnes mais confisquee par les tenants de l'ordre ancien.En proclamant hier Faure ,le fils du pere ,vainqueur des elections presidentielles de dimanche dernier,avec l 'appui de la France et de la CEDEAO,la C.E.N.I ne fait qu 'appliquer le plan de perennisation du regime fasciste du R.P.T et d ' installation de la dynastie Gnassingbe au Togo.
Mais cela ne passera plus cette fois -ci!!!!!Trop c'est trop!Le peuple ne se laissera plus faire.La determination de ces jeunes qui luttent depuis quelques jours avec des moyens rudimentaires contre l'appareil sauvage de repression du regime(helicopteres,vehicules surmontes d automitrailleuses,..)du regime est tres edifiant.Face au mutisme etonnant des leaders de l'opposition,le peuple n a vraiment pas de choix;baisser les bras maintenant equivaudrait a a subir la dictature pour encore unbon bout de temps.Alors aux armes citoyens pour arracher notre liberte.
La redaction de Charlienews

Des soutiens étrangers du régime cibles des mécontents

Quelques Français et Libanais connus pour leur attachement à la dictature des Gnassingbé ont fait les frais des manifestants hier à Lomé. Quelques uns ont eu leur maison saccagés, d'autres ont dû prendre la clef des champs, sous la menace des jeunes de leurs quartiers.Certains riches Libanais vivant au Togo auraient contribué à la campagne de Faure Gnassingbé. Quant aux Français, ils sont visés parce que leur pays soutient officiellement la forfaiture au Togo.C'est l'Ambassade d'Allemagne à Lomé qui sert de refuge depuis hier après-midi à ces quelques Français qui craignent pour leur vie.(togoelections.org)

Le RPT lâche ses chiens dans les quartiers de Lomé

Des jeunes chauffés à blanc et drogués, emmenés de l'intérieur du pays, certains venaientà Lomé pour la première fois. On leur a fait croire que les "gens du Sud" leur en veulent. Certains sont armés de pistolet mitrailleur, d'autres ont des machettes et des gourdins cloutés. Le quartier d'Agbalépedogan a été la première cible des milices arrivées à Lomé pour "défendre la victoire de Faure". Ils sont rentrés dans les maisons de paisibles gens, ont tabassé des jeunes, violé de jeunes filles et emporté des biens. A Adewui, ils ont fait la fête toute la nuit, chantant et buvant du tchoukoutou (vin à base de mil ou de sorgho). Ils tiraient en l'air de temps en temps et juraient de tuer quiconque s'opposerait au pouvoir de Faure.Le régime a concocté ce scénario pour faire croire qu'au Togo, la question de la démocratie est assujettie à une division entre le Nord et le Sud.(Togoelections.org)

Les Togolais aux USA manifestent demain

RASSEMBLEMENT POUR PROTESTER CONTRE LE HOLD UP ELECTORAL AU TOGO .Place: White House Date: APRIL 27, 2005 Time: 10:00 AM Debout Togolaises et Togolais et Amis du Togo! L’heure est critique! La Communauté Togolaise aux USA invite tous les Togolaises et Togolais épris de démocratie et d'amour de la patrie a se lever spontanément et a participer au SIT-IN devant la Maison Blanche pour dénoncer la mascarade d'élection qui est concoctée par la France, le clan militaro-fasciste des Gnassingbe qui veulent s'imposer a nous par la force brute. Levons-nous pour demander aux Américains et au Président Bush de ne pas reconnaître un nouveau régime inique et ne dans le sang. Venez exprimer haut et fort la volonté du peuple togolais aux Américains. En allant aux urnes notre peuple voulait arrêter l'hémorragie nationale qui a commence au Togo depuis 1983. Comment peut on donner le moindre crédit à une élection qui se fait dans les circonstances suivantes: - coupure de toutes les lignes de communications téléphone/portable dans tout le pays - interdiction aux medias (radios) de couvrir les élections - violences des militaires qui par des actions commandos volent les urnes - attaque et destructions des bureaux de l'opposition - tirs a balles réelles contre les manifestants Venez et disons à Georges Bush que nous sommes toujours debout réclament notre liberté, don gratuit de Dieu à l'humanité Edward K. Bruce: (240) 498-5909 Kudzo Kpetigoh: (240) 893-5008 Comlan Anani: (240) 603-7945 Eric Eric Gbotcho: (240) 604-6192Koassi Apenou: (240) 731-5579 Atada Bouraima: (240) 401-2021 Ferdinand Attiogbe: (240) 274-0445 Gabriel Aba: (301) 919-1832 Agboola Dedo: (240) 381-8532 Martin Awouvi: (240) 381-9923 Alexandre Ayanou: 571-212-2784 Yves Liason: (240) 423-3436

Bè: LA CITADELLE IMPRENABLE

Les militaires débarqués pour la plupart du camp Landja de Kara pour massacrer les démocrates mécontents à Lomé rôdent autour de Bè, grand quartier traditionnel aquis au changement. Depuis ce matin, ces hommes armés jusqu'aux dents sont dans les environs du quartier sans parvenir à y entrer. La population s'est barricadée à deux tours et défie quiconque osera franchir la porte de la "forêt sacrée".Deux systèmes permettent à Bè de maintenir les tueurs loin des maisons. D'abord depuis samedi veille de l'élection, les jeunes du quartier ont enlevé les pavés des rues pour former un grand mur qui barre l'accès. Ceci forme une sorte de rempart infranchissable. Ensuite Bè, le vieux quartier a ses secrets. Le bruit a couru à Lomé que les anciens ont fait des cérémonies pour protéger le quartier et en interdire l'accès à toute personne mal intentionnée. Les militaires ont appris la nouvelle et n'osent pas approcher.Demain 27 avril, les autres quartiers de Lomé et les autres villes trouveront le moyen de gérer la situation.(Togoelections.org)

Chasse à l'homme dans les rues de Lomé

(Togoelections.org, Lomé, Togo, 26 avril 2005)
La nuit va tomber sur Lomé. Première nuit de honte depuis la perpétuation de l'ignominie par la France néocoloniale de Jacques Chirac.
On continue a entendre des détonnations dans certains quartiers. La population de la capitale, à part les jeunes, fait le mort. Toujours pas de mot d'ordre des responsables politiques. Contrairement à ces dirigeants politiques qui se terrent, craignant pour leur vie, les jeunes qui en ont marre avec la dictature n'ont pas été surpris par les événements.
Depuis ce matin, un homme d'une trentaine d'années a été abattu à Tokoin près du camp RIT. Son corps git toujours sur place. Il n'y aucun volontaire ni la Croix rouge pour faire ce boulot. Même les humanitaires ont fui devant la barbarie des tueurs de Gnassingbé Faure.
En centre ville, la chasse à l'homme continue.

La rue conteste la «victoire» de Faure Gnassingbé

(Didier Samson, RFI, Lomé, Togo, 26 avril 2005)
La proclamation de la victoire de Faure Gnassingbé à l’élection présidentielle a déclenché de vives protestations dans la ville de Lomé.
Faure Gnassingbé se dit « président de tous les Togolais » et réitère sa volonté de constituer un gouvernement d’Union nationale pour tenter de ramener le calme à Lomé où un climat insurrectionnel est perceptible. Avant l’annonce des résultats, la ville de Lomé s’était vidée et l’affluence en centre ville et dans certains quartiers était celle d’un jour férié. Le quartier de Bè, considéré comme un fief de l’opposition est en ébullition et les jeunes militants de l’opposition ne décolèrent pas. « On nous a volé notre victoire, et cela ne se passera pas comme çà », crient les manifestants qui se préparent visiblement à des confrontations musclées avec les forces de l’ordre.
De nombreux magasins sont attaqués, saccagés et les assaillants crient leur volonté de reprendre ce qui leur a été « volé pendant près de 40 ans ». Des magasins tenus par des Libanais ont été pillés et de nombreux appareils électroniques et électro-ménagers ont été emportés. Les forces de l’ordre, armées ont organisé le quadrillage de la ville et tentent de lever les barricades et de disperser les groupes de manifestants par des tirs de grandes lacrymogènes. Un hélicoptère militaire survole en permanence les zones dites « sensibles ».
Face au déploiement des forces de l’ordre, les manifestants tentent aussi de s’organiser. Des guetteurs préviennent par coups de sifflet de l’arrivée des forces de l’ordre ceux qui érigent les barricades, et font des tas de pneus auxquels ils mettent le feu. Ailleurs ce sont les symboles du pouvoir qui sont attaqués par des jets de projectiles divers, des cocktails Molotov et des pavés déterrés. Le ras-le-bol des manifestants s’exprime également à l’encontre des Français pris à partie pour dénoncer l’attitude de la France, jugée partiale et en faveur du maintien du Togo sous le joug du clan Eyadéma.
De leur côté, des milliers de supporteurs de Faure Gnassingbé ont m


Un electeur togolais tenant en main sa carte d electeur dans un bureau de vote ce 24 avril 2005.
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Faure Gnassingbe ,le candidat du RPT dans un bureau de vote au Camp R.I.T.
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Des electrices togolaises en rang dans un bureau de vote le 24 avril 2005.
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Le candidat unique de l'opposition et du peuple votant le 24 avril 2005 a Lome.
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un vehicule participant a la fraude electorale renverse et brule par les manifestants de l'opposition a Be le 24 avril 2005.
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Determination des manifestants a Be malgre la forte presence de militaires et gendarmes lourdement armes.
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Face a face manifestants -police
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Friday, April 22, 2005

LE CRDT FELICITE BOKO ET INVITE LES FORCES ARMEES A PRENDRE LEUR RESPONSABILITE

Déclaration du CRDT(Sous la Direction de la CNSC et DIASTODE)Le CRDT félicite Esso BOKO et invite l’Armée à prendre ses responsabilitésLe Conseil de la Résistance Démocratique du Togo (CRDT), fédération des organisations citoyennes démocratiques des Togolais de l’intérieur et de la Diaspora note avec intérêt les derniers développements du processus électoral au Togo. Le CRDT félicite le Ministre François Esso Boko pour cet acte de courage et de patriotisme.1- Le CRDT soutient la position du chef d’escadron BOKO et l’invite à faire appliquer les mesures préconisées par les forces de l’ordre et de sécurité sous son commandement.2- Le Conseil demande au RPT de saisir cette occasion pour mettre fin à la descente aux enfers du peuple.Devant l’entêtement des tenants de l’absolutisme, le CRDT lance un appel pressant aux Forces Armées Togolaises, afin qu’elles prennent leur responsabilité devant l’histoire. Il demande au peuple de rester mobilisé pour défendre ses droits par tous les moyens.
Pour le Comité de DirectionMicheline RANDOLPH(togoelections.org)

Abass Bonfoh et Faure s'accrochent

Le pouvoir RPT a réagi à la déclaration du ministre Boko. Dans un communiqué attribué au président intérimaire Abass Bonfoh et lu par Pitang Tchalla, ministre de la communication, le pouvoir a décidé de maintenir le scrutin au 24 Avril. Les faucons du RPT ont décidé de relever le ministre Boko de ses fonctions. Le communiqué parle d'un "léger remaniement" du gouvernement.Toutes nos tentatives de joindre Esso Boko sur son téléphone portable ont échoué. L'intéressé ne se trouverait pas dans son domicile de Lomé non plus.Des troubles ne sont pas à exclure au sein des forces de défense et de sécurité

CONFUSION AUTOUR DE LA PRESIDENTIELLE: LE GOUVERNEMENT EST DIVISE!

Cette nuit, le Ministre de l'intérieur M. Aklesso Boko a réuni quelques ambassadeurs des pays occidentaux et la presse. Le ministre en charge de l'organisation de l'élection présidentielle demande en substance la suspension du processus électoral en cours.Boko réclame instamment:1- suspension du processus de l'élection du 24 Avril,2- Nomination d'un Premier ministre au sein de l'Opposition et la formation d'un Gouvernement d'Union nationale,3- Mise en place d'une commission chargée de proposer une nouvelle Loi fondamentale,4- Une amnistie générale pour permettre le retour des exilés politiques au pays,5- La réconciliation nationale et un rôle républicain à l'armée nationale.Le Ministre a demandé au président intérimaire Abass Bonfoh de prendre ces mesures. Mais ce dernier plutôt favorable à Faure Gnassingbé refuse et maintient la tenue de l'élection pour le dimanche prochain.Le moins qu'on puisse dire, c'est que le pouvoir RPT est divisé entre les faucons proches de Faure et les pragmatiques désormais dirigés par l'officier supérieur Boko.(togoelections.org)

Wednesday, April 20, 2005


Le nouveau Pape elu Benoit XVI
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Ratzinger devient Benoît XVI

L'Allemand Joseph Ratzinger, 77 ans, chef de file des conservateurs, est le nouveau pape qui a été élu mardi au soir du deuxième jour du conclave, par les 115 cardinaux enfermés dans la chapelle Sixtine au Vatican, dix-sept jours après la mort de Jean Paul II.L'élection a été annoncée par une fumée blanche sortie de la cheminée de la chapelle Sixtine, et confirmée dix minutes plus tard par les cloches du Vatican sonnant à toute volée.Le nouveau souverain pontife a été élu au 2e jour du premier conclave du 3ème millénaire, qui avait débuté lundi 18 avril dans la chapelle Sixtine. Pour succéder au Polonais Karol Wojtyla, il a dû recueillir au moins les deux-tiers des voix des 115 cardinaux électeurs venus de 52 pays.Il aura la lourde tâche de succéder à Jean Paul II, le premier pape de la mondialisation, dont les obsèques, le 8 avril, ont fait accourir au Vatican la plupart des dirigeants de la planète (à l'exception notable des dirigeants russe et chinois), des représentants de toutes les grandes religions, ainsi que des centaines de milliers de fidèles.L'extraordinaire charisme de Jean Paul II a masqué la fragilité de l'Eglise catholique dans un monde en mutation.Son successeur sera confronté à des enjeux redoutables liés à la chute des vocations, à la concurrence des autres religions et à l'évolution des moeurs.Malgré les apparences, l'Eglise catholique est aujourd'hui plus faible qu'au début du pontificat de Jean Paul II il y a 26 ans: 17% de la population mondiale se réclame du catholicisme (17,75% en 1978) et le nombre de baptisés croît désormais moins vite que les naissances.En revanche l'islam, les courants évangéliques inspirés du protestantisme et l'indifférence religieuse sont en pleine progression.Aujourd'hui, les trois quarts des catholiques se trouvent hors d'Europe, le continent de son expansion initiale, où son influence est en perte de vitesse.La vitalité du catholicisme en Asie et en Afrique ne permet plus de compenser la chute des vocations dans le Vieux continent autrefois missionnaire: on comptait 416.329 prêtres en 1978, ils n'étaient plus que 405.450 en 2003.Dans le domaine du dialogue avec les autres confessions chrétiennes (oecuménisme), le nouveau pape hérite aussi d'un dossier embourbé: depuis le retour à la liberté religieuse dans l'ancien empire soviétique, les catholiques ont souvent été accusés de prosélytisme par les Eglises orthodoxes d'Europe centrale.Avec les protestants, l'opposition demeure sur la question de la primauté du pape.Par ailleurs, l'Eglise n'échappe pas aux durcissements identitaires que connaissent toutes les religions.Une bonne partie du clergé et de nombreux fidèles, notamment dans les continents confrontés à la concurrence religieuse, restent attachés à ce qui fait sa spécificité: rigueur sur le plan des moeurs, prêtrise réservée aux hommes célibataires, importance donnée aux rituels.Le nouveau pape pourrait décider d'engager rapidement la procédure de béatification de son prédécesseur, répondant à une demande qui s'est manifestée dès le jour des obsèques parmi certains courants de l'Eglise.Jean Paul II, le pape polonais qui a fait entrer l'Eglise catholique dans le 3ème millénaire, est mort au soir du 2 avril à 84 ans à l'issue d'un calvaire qu'il avait décidé de vivre sous le regard du monde. Sa dernière apparition à la fenêtre de son bureau du Vatican a eu lieu trois jours avant son décès.La période préparatoire, marquée par 12 congrégations générales, a été dominée par la forte personnalité du doyen des cardinaux, le cardinal allemand Joseph Ratzinger, 78 ans.Champion du camp conservateur, préfet sortant de la congrégation pour la doctrine de la foi, l'un des rares à avoir l'expérience des deux précédents conclaves en 1978, le cardinal Ratzinger était d'emblée présenté comme le mieux placé pour succéder à Jean Paul II, dont il était proche.Son intransigeance doctrinale rassurait l'aile conservatrice pour laquelle Jean Paul II était allé trop loin dans la repentance de l'Eglise pour son histoire passée et dans le dialogue avec les autres religions. Mais elle rebutait ceux qui souhaitaient une Eglise sachant concilier affirmation des dogmes et dialogue avec la société.Quand les cardinaux sont entrés en conclave lundi, la liste des "papabili" comptait encore une vingtaine de noms, entre "conservateurs", "progressistes" ou "modérés", entre favoris et outsiders.Pour la première fois, la liste comprenait un nombre impressionnant de possibles papes non italiens et même non européens: pour l'Amérique latine le Brésilien Claudio Hummes, 71 ans, et le Jésuite argentin Jorge Mario Bergoglio, 69 ans, les Colombiens Dario Castrillon Hoyos, 76 ans, et Alfonso Lopez Trujillo, 70 ans, le Chilien Jorge Arturo Medina, 78 ans, et le Cubain Jaime Lucas Ortega y Alamino, 69 ans.AFP


La police anti-emeutes barrant la voie a des manifestants de l 'opposition a Lome(photo AP)
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De nouveaux heurts à Baguida

Au moins deux militants de l’opposition ont été grièvement blessés mardi après-midi à Baguida (banlieue du sud-est de Lomé) à la suite de heurts qui les ont opposés aux partisans du Rassemblement du Peuple Togolais, parti au pouvoir réunis au domicile d’un membre su comité centrale du RPT.Les militants de l’opposition s’y sont rendus pour «libérer un des leurs» kidnappés, au motif qu’il battait campagne pour le candidat unique de la Coalition. Ils ont été accueillis sur les lieux par les partisans du parti au pouvoir qui les ont battus avec des barres de fer, selon des témoins. Plusieurs jeunes ont été blessés dont deux cas graves.On a signalé aussi des affrontements ce matin à Kpalimé (ville à environ 120 Km au nord-ouest de Lomé), entre des militants de l'opposition et un groupe se réclamant du RPT. Nous ignorons le bilan de ces heurts.(www.togoelections.org)

Les USA dénoncent des irrégularités dans l'organisation de l'élection au Togo

La préparation de l'élection présidentielle du 24 avril au Togo est entachée par les irrégularités électorales et la violence, alorsque les autorités locales ont refusé que des observateurs américains forment le personnel d'encadrement du vote, selon le Département d'Etat américain."Nous avons relevé plusieurs cas de violence le week-end dernier et nous demandons à tous les camps de maintenir le calme pendant la période des élections", a déclaré lundi Richard Boucher, le porte-parole du Département d'Etat, le ministère des Affairesétrangères américain. Sept personnes sont mortes dans des affrontements à caractère politique ce week-end à Lomé, la capitale de ce pays d'Afrique occidentale.Les électeurs togolais devront se choisir dimanche un nouveau président pour remplacer Gnassingbé Eyadema, au pouvoir depuis 38 ans et mort le 5 février dernier. L'Armée avait dans un premier temps mis au pouvoir son fils, Faure Gnassingbé. Ce dernier a démissionné le 25 février sous la pression des gouvernementsinternationaux et des manifestations intérieures."Nous sommes particulièrement déçus que le gouvernement togolais a refusé la formation des représentants des candidats par l'Institut National Démocratique. Nous demandons au Togo de revenir sur cette décision", a poursuivi Richard Boucher, qui s'est aussi déclaré inquiet par "l'enregistrement incomplet sur les listes électorales, des distributions irrégulières de cartes d'électeur" et l'ensemble des violences.Faure Gnassingbé, candidat à l'élection présidentielle, a lancé un appel au calme ce week-end lors d'un rassemblement réunissant près de 40.000 personnes dans le plus grand stade de Lomé: "Jecondamne tous les actes de violence politique, quel que soit leur camp d'origine", a-t-il déclaré. (AP)

Le logiciel « Présidentielle 2005» pour lutter contre la fraude !

Les organisations de la société civile ont mis en place dans l’ensemble du Togo un dispositif de surveillance de l’élection présidentielle du 24 Avril 2005. Outre l’information des populations le dispositif permettra aux milliers d’observateurs de la société civile et des communautés religieuses engagés déployés dans les bureaux de vote de collecter, traiter et diffuser les résultats du scrutin. Le logiciel qui permet ce décompte parallèle a été conçu par des experts internationaux sollicités par la CNSC et DIASTODE, les deux organisations partenaires du collectif de la société civile du Togo.Présentation du Logiciel« Présidentielle 2005 » est un logiciel conçu selon les standards internationaux de performance et de sécurité pour l’environnement Windows afin de faciliter le traitement diligent des informations de l’élection présidentielle et permettre une rapide publication des résultats.Le logiciel est conçu pour assurer un niveau élevé de professionnalisme dans la gestion de l’élection présidentielle et rompre avec les retards, incidents dans le traitement et la publication des résultats ; supprimant ainsi tout prétexte aux manœuvres dilatoires et tensions politiques et sociales observées par le passé. Grâce à son interface Multi-Utilisateur très conviviale, ce logiciel simplifie la mise en place de la base de données relative aux différentes échelles territoriales :• Nationale,• régionales,• préfectorales,• par circonscriptions électorales,• par quartiers ou villages,• par bureaux de vote.Une fois la base de données mise en place, un masque de saisie unique des fiches de dépouillement permet la saisie aisée et diligente des données acheminées par des opérateurs et opératrices de saisies de niveau quatrième sans qualification particulière et ayant bénéficié d’une formation sommaire.Les données sont entrées simultanément depuis différents postes et insérées en temps réel dans une base de données centrale située sur un serveur accessible uniquement aux techniciens et responsables mandatés.A partir de cette base de données centrale, et sans attendre la fin de la saisie des informations, des traitements sont automatiquement effectués par le logiciel en temps réel qui autorisent ainsi l’édition instantanée des données provisoires puis définitives relatives aux:• nombre d’inscrits• nombre de votants• nombre de Bulletins nuls• Suffrages exprimes• Quotient électoral• Suffrages obtenus par les différents candidats en compétition• Résultats obtenus par les différents candidats.Ces données sont éditées dans des rapports selon les six (06) échelles territoriales mentionnées plus haut et peuvent être résumées sous une forme visuelle attrayante et synthétique à l’aide de diagrammes et de cartes.Conçu selon l’architecture réseau- Multi-Utilisateur à plusieurs niveaux de sécurité, le logiciel permet la saisie des données dans une base de données centralisée supprimant ainsi les risques d’omission ou de perte d’information lors de la récupération des données dans un système poste à poste.La base de donnée est installée sous InterBase et hérite automatiquement de ses fonctionnalités de pointe et de sa technologie. InterBase est un système complet de gestion de bases de données relationnelles, mis en oeuvre sous forme d'une architecture client/serveur à 2 niveaux : une application client et une technologie serveur offrant un support transparent au travers de réseaux hétérogènes.Intérêt du Logiciel « Présidentielle 2005 »• Intègre la base de données de tous les bureaux de votes existants, avec possibilité de mise à jour instantanée• Saisies simultanées dans une base de données centralisée évitant les risques de doublons et d’erreur• Flexibilité: • malgré l’existence de plusieurs clefs de contrôle, le logiciel laisse s’effectuer les différentes opérations dont il relève les incohérences dans un rapport, permettant ainsi aux responsables de décider en dernier ressort.• Le logiciel est paramétrable en l’espace de quelques minutes pour s’adapter à de nouvelles contraintes identifiées• Les données sont récupérables instantanément pour la confection de graphiques et cartes de synthèses.• Fiabilité: • Assure la rigueur dans la détermination et le choix des différentes variables• Envoie un message d’erreur en cas d’incohérence des données saisies• Evite les retards dans l’annonce des résultats provenant des erreurs de traitement et de dépouillement par l’Administration électorale et la CENI• Contribue à prévenir les contestations qui peuvent exacerber la tension politique.La base de données sera gérée par des professionnels sous la supervision des responsables des organisations engagées dans l’observation nationale de l’élection. Elle sera installée sur le site : http://www.togoelections.org pour permettre aux internautes de suivre le dépouillement.(www.togoelections.org)

Des prêtres menacés à Lomé

Vers midi, ce mardi le 19 avril, les prêtres d'une des paroisses de Lomé ont été menacés par des jeunes gens se réclamant de RPT. Les prêtres étaient sortis pour voir ce qui se passait devant le mur de l'église: il y avait des bruits qui les inquiétaient, alors qu'on plaçait sur le mur de la paroisse, des affiches du Faure Gnassingbé. En voyant des prêtres, les membres du RPT ont commencé à crier des slogans: "vous, les prêtres vous vous mêlez de la politique... cette nuit on viendra chez vous pour vous tuer...", etc. Ils ont cherché à lancer des pierres en direction des prêtres, qui se sont alors retirés vers leur presbytère. Les résidants des environs se sont présenté sur place, ce qui a incité les agresseurs à faire un marche arrière...
D'après d'autres sources, nous avons appris qu'un groupe de gens masqués est venu poserdes affiches de Faure Gnassigbé sur la clôture du Petit Séminaire à Agoényivé, un quartier de Lomé. D'après nos informations, les hommes masqués ont collé les affiches aussi à l'intérieur de l'enceinte du Petit Séminaire. Un homme qui passait par là, a exprimé son désaccord face à ce geste, C'était un motard, mais à cause du sable, il a dû laisser sa moto pour fuir les représailles. La moto a été arrosée et brûlée ensuite.
Prions pour la Paix au Togo.
Infos du CEDICOM Centre Diocésain des Communications P. Miroslaw Wolodko, Directeur

Tuesday, April 12, 2005


Une caricature du Journal du Jeudi(Burkina-Faso)
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Tuesday, April 05, 2005


Le Pape Jean-Paul II
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Sunday, April 03, 2005

Le Pape Jean-Paul II est decede

Le pape Jean Paul II est mort samedi au Vatican à l'âge de 84 ans, emporté par la maladie qui a transformé en calvaire la fin de ses 26 années à la tête de l'Eglise catholique, pendant lesquelles il aura marqué le monde par son charisme et sa ténacité.Jean Paul II, qui était le chef spirituel de plus d'un milliard de fidèles, sera inhumé dans un délai de quatre à six jours, et dans les quinze à vingt jours à venir, le collège des cardinaux se réunira pour lui désigner un successeur."Le Saint-Père est mort ce soir à 21h37 (19h37 GMT Samedi) dans son appartement privé", a annoncé son porte-parole Joaquin Navarro-Valls dans un communiqué."Toutes les dispositions prévues dans la constitution apostolique 'Universi Dominici Gregis' promulguée par Jean Paul II le 22 février 1996 sont entrées en vigueur", a-t-il ajouté.Ce texte édicte les règles à suivre pour la vacance du trône de Saint-Pierre, les obsèques du pape décédé ainsi que la convocation du conclave et les règles pour l'élection de son successeur.Le Vatican a annoncé que la dépouille mortelle de Jean Paul II serait exposée à partir de lundi à la basilique Saint-Pierre. La première congrégation des cardinaux, qui doit décider de la date des funérailles, aura lieu le même jour, a indiqué M. Navarro-Valls.Selon des sources au Vatican citées par l'agence de presse italienne Ansa, les funérailles ne devraient pas avoir lieu avant jeudi.Le pape s'est éteint en tenant la main de son secrétaire particulier, l'archevêque polonais Stanislaw Dziwisz, pendant que 60.000 fidèles rassemblés sur la place Saint-Pierre priaient et chantaient pour lui.Les fidèles ont continué à affluer et au moins 100.000 personnes étaient réunies sur la place vers minuit, selon des estimations de la police.Le décès du chef de l'Eglise a été annoncé à la foule par le cardinal Camillo Ruini, vicaire du pape à Rome, comme le veut la tradition. Beaucoup de fidèles se sont alors effondrés en larmes. Le cardinal secrétaire d'Etat Angelo Sodano a ensuite entonné le "De Profundis", et les cloches des églises de Rome se sont mises à sonner.L'Italie a déclaré trois jours de deuil national.A Wadowice, la ville natale de Jean Paul II, comme dans toute la Pologne, des milliers de fidèles se sont figés dans le silence en entendant le tocsin des églises. Beaucoup étaient en pleurs.Les drapeaux ont été mis en berne, et le président polonais Aleksander Kwasniewski a décrété un deuil national dès samedi soir jusqu'à l'enterrement du pape.Des deuils nationaux ont été décrétés dans plusieurs autres pays. Les hommages ont aussitôt commencé à affluer du monde entier.Le secrétaire général de l'Onu, Kofi Annan, s'est déclaré samedi "profondément attristé" par le décès d'un "infatigable avocat de la paix"."Le monde a perdu un défenseur de la liberté", a estimé le président américain George W. Bush. La reine Elizabeth II d'Angleterre a exprimé son "profond chagrin".Pour le président français Jacques Chirac, "l'Histoire gardera l'empreinte et la mémoire de ce souverain pontife exceptionnel dont le charisme, la conviction et la compassion auront fait résonner le message évangélique d'un écho sans précédent sur la scène internationale".Le chancelier allemand Gerhard Schroeder a estimé que le pape "a écrit l'Histoire: par son action et son influence, il a changé notre monde"."Le pape nous a communiqué espérance et confiance. Il a gravé nos consciences avec des valeurs qui donnent du sens à la vie et à la société des hommes", a déclaré le président italien Carlo Azeglio Ciampi.Le président de la Commission européenne José Manuel Durao Barroso a salué le rôle "historique" de Jean Paul II pour la "réunification" de l'Europe, le qualifiant de "père fondateur de l'Europe unie"."Israël, le peuple juif et le monde entier ont perdu aujourd'hui un grand champion de la réconciliation et de la fraternité entre les religions", a déclaré le ministre israélien des Affaires étrangères Sylvan Shalom.On notera aussi celle du président du Nigeria, Olusegun Obasanjo, a salué la mémoire du pape Jean Paul II en le qualifiant de "personnification de la vertu de l'amour" et a remercié le défunt pape pour s'être opposé aux ex-dictateurs militaires qui ont dirigé le Nigeria.Sur un plan très personnel, le président nigérian a remercié le Pape pour s'être élevé contre son emprisonnement quand il était dans l'opposition du temps du régime du général Sani Abacha."Le président Olusegun Obasanjo a accueilli avec une immense tristesse la nouvelle du décès de l'un des plus grand dirigeant religieux et homme d'Etat du monde", a annoncé son porte-parole Remi Oyo. Peuplé d'environ 130 millions d'habitants, le Nigeria compte 20 millions de catholiques. Des conflits interreligieux se produisent régulièrement dans le pays entre chrétiens et musulmans."Le Pape Jean Paul II n'était pas seulement le chef des catholiques du monde, dont le Nigeria, il s'était aussi engagé avec courage pour la tolérance mutuelle, l'harmonie et l'unité entre les religions", a poursuivi le porte-parole du président. Jean Paul II s'était rendu en deux occasions au Nigéria, en 1982 et 1998.Parfois présenté comme la meilleure chance de l'Afrique pour la succession du pape, le cardinal nigérian Francis Arinze est actuellement numéro 4 dans la hiérarchie vaticane.Alors que le pape vivait ses derniers instants, des millions de fidèles s'étaient rassemblés pour prier à travers le monde.Après deux hospitalisations successives et une trachéotomie en février, l'état de santé de Jean Paul II s'était brusquement aggravé jeudi, à la suite d'une infection urinaire, d'une septicémie et d'un arrêt cardiaque.Privé de la parole à la suite de la trachéotomie, il s'était montré néanmoins à quelques reprises de manière impromptue à la fenêtre de sa chambre d'hôpital, parvenant seulement à prononcer quelques mots en public le 13 mars, avant son retour au Vatican.Depuis lors, Jean Paul II était resté silencieux, absent le 25 mars, Vendredi saint, du traditionnel Chemin de croix, apparaissant seulement aux fidèles filmé de dos dans ses appartements. Deux jours plus tard, le dimanche de Pâques, il devait renoncer à prononcer la bénédiction "Urbi et orbi".Reclus dans ses appartements, il avait reçu jeudi soir les sacrements du malade.Premier pape slave de l'histoire de la chrétienté, premier pape non italien depuis 455 ans, Karol Wojtyla, né le 18 mai 1920 à Wadowice, dans le sud de la Pologne, élu chef de l'Eglise à 58 ans, le 16 octobre 1978, s'était imposé comme un chef spirituel doublé d'un homme d'action.Polyglotte et inlassable pèlerin, il aura aussi médiatisé sa fonction, attirant des foules considérables à chacun de ses déplacements - 104 voyages à l'étranger et 129 pays visités.Mais ce pontificat aura aussi été marqué par les multiples problèmes de santé de cet homme, autrefois grand sportif, affaibli par la maladie de Parkinson et par les séquelles des blessures reçues lors de l'attentat de l'extrémiste turc Mehmet Ali Agca, le 13 mai 1981 sur la place Saint-Pierre, d'un cancer à l'intestin et de deux fractures, une à l'épaule et une au fémur.L'inhumation aura lieu en la basilique Saint-Pierre de Rome, sauf en cas de dispositions testamentaires contraires. Selon certains de ses compatriotes, Jean Paul II aurait souhaité être inhumé en Pologne, dans le tombeau familial à Wadowice, près de Cracovie. La question sera tranchée si le pape a laissé un testament.